Villy-le-Moutier : une parcelle de colza détruite par des “faucheurs volontaires”

120 faucheurs volontaires ont détruit une parcelle de colza résistant aux herbicides, le 15 avril 2017 à Villy-Le-Mouthier (Côte-d'Or). / © François LATOUR / France 3 Bourgogne
120 faucheurs volontaires ont détruit une parcelle de colza résistant aux herbicides, le 15 avril 2017 à Villy-Le-Mouthier (Côte-d'Or). / © François LATOUR / France 3 Bourgogne

Une parcelle expérimentale de 5 hectares de colza résistant aux herbicides a été détruite ce samedi matin par 120 "faucheurs volontaires" à Villy-le-Moutier (Côte-d'Or).

Par M. F.

120 militants anti-OGM venus de plusieurs départements ont pénétré samedi matin sur une plate-forme d'essais de colza du géant allemand de l'agrochimie BASF à Villy-le-Moutier, en Côte-d'Or, pour "neutraliser cette parcelle d'une grande superficie".

Les "faucheurs volontaires", entrés sur le site vers 9 heures, dénoncent l'utilisation d'une semence de colza "rendue tolérante à des herbicides par mutagenèse, technique clairement définie (par la législation européenne) comme produisant des OGM, mais exemptée des règles concernant les OGM", ont-ils annoncé dans un communiqué.

Villy-le-Moutier : une parcelle de colza détruite par des "faucheurs volontaires"
Une parcelle expérimentale de 5 hectares de colza résistant aux herbicides a été détruite ce samedi matin par 120 "faucheurs volontaires" à Villy-le-Moutier (Côte-d'Or). Avec : Guy Kastler, agriculteur faucheur (Hérault) / Jean-Luc Juthier, agriculteur faucheur (Loire) - France 3 Bourgogne - François LATOUR, Jie, LI, Cécile FRÈREBEAU

"Ce ne sont pas des OGM", affirme BASF

La gendarmerie, avertie de l'action, s'est rendue sur place ce samedi matin. "Notre but est de lancer un débat public sur toutes ces plantes qu'on retrouve dans nos assiettes sans étiquetage OGM", a précisé Jean-Luc Juthier, l'un des militants, qui expliquait être en train "d'arracher à main nue" les plants de colza de la parcelle de cinq hectares.

"Nous demandons un moratoire immédiat sur ces plantes rendues tolérantes aux herbicides", a ajouté Guy Kastler, un militant de la Confédération paysanne.

"Ces techniques sont autorisées, ce ne sont pas des OGM", a réagi Jean-Marc Petat, directeur développement durable chez BASF. "C'est du pur vandalisme, basé sur la méconnaissance de l'agronomie et de la biologie", a-t-il ajouté. 

© France 3 Bourgogne
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