Micropolis accueille, ce week-end, la 5ème édition du Besançon Tattoo Show. 200 artistes tatoueurs régionaux, nationaux et internationaux, des concours de tatouage, des sets musicaux et des compétitions de BMX pour près de 9000 personnes attendues pour cette convention devenue un vrai événement dans le milieu du tattoo.

Jean-Marc Bassand, qui dirige la Belfort Tattoo Family et qui organise l'événement, a bien voulu se prêter au jeu du portofolio pour nous expliquer certains de ses tatouages. Le premier a été réalisé quand il avait 14 ans. Au total il a 44 motifs sur son corps. Certains ont pris 5 minutes pour leur réalisation. D'autres 16 heures !

L'étoile du voyage de Bornéo

Cette fleur étoilée est un rite initiatique à Bornéo. © Clément Jeannin

J'ai fait faire mon premier tatouage à l'âge de 14 ans. 14 ans, dans la culture des tribus de Bornéo, est l'âge où l'adolescent devient un homme en réalisant un parcours initiatique à travers ses voyages.

Parmi les nombreux tatouages de cette tribu de Malaisie, cette fleur-étoile symbolise le fait de devenir un homme.


 

La main de Tin-Tin

Tin-Tin est le tatoueur le plus célèbre de France © Clément Jeannin

Ce dragon sur la main est une oeuvre de Tin-Tin. Tin-Tin est le tatoueur le plus célèbre de France, c'est aussi un de mes amis.

J'aime beaucoup son travail. il a été un des premiers dans l'hexagone à proposer les tatouages japonais. Il est déjà venu au salon, c'est un grand monsieur du milieu.



La Carpe japonaise

Une carpe KOÏ © Clément Jeannin

Il s'agit d'une carpe KOÏ. C'est un motif ultra récurrent de la culture japonaise.

Ce sont des dessins qui ont 4000 ans. C'est un de mes meilleurs amis qui l'a réalisé. Il est parfait, aussi bien au niveau du dessin que de l'encrage.

C'était important pour moi d'avoir un motif rendant hommage à la culture japonaise du tatouage.



La jolie fille de Jo Harrison

Jo Harrison est l'une des tatoueuses les plus célèbres d’Europe. © Clément Jeannin

Cette fille sur mon bras est l'oeuvre de Jo Harrison. Jo est une tatoueuse anglaise de Birmingham. Elle m'a énormément aidé à mes début.

J'adorais ses portraits. Elle me disait toujours que j'étais un beau garçon et qu'il y avait toujours des filles autour de moi. Alors du coup elle m'a tatoué ce motif.

Comme avec Tin-Tin, c'est dans la tradition du tatouage de se faire tatouer par des artistes reconnus.



Tatouage des Îles Marquises

© Clément Jeannin

Ce tatouage a été réalisé par Pili Mo'o. Il s'agit d'un tatouage traditionnel maori.

Il représente la culture des Îles Marquises. On y trouve les symboles des vagues, des oiseaux et le symbole au centre est une version polynésienne du Yin et du Yang.



Tane, le dieu polynésien

Tane (Tahitien: homme) est le Dieu du beau, de la lumière et tout ce qui est au ciel. Il réside dans le dixième ciel, où il a la garde de l’eau des dieux, le Vai-ora-a-Tane.




Sur la gauche de mon cou : Bouddha

© Clément Jeannin

Plus jeune, j'ai connu une période où j'étais souvent dans un état de colère, d'énervement. Je cherchais un moyen de me canaliser. De me calmer.

J'ai décidé de me faire tatouer un Bouddha sur le cou. C'est certainement psychosomatique, mais il m'apaise. C'est l'artiste espagnol Jondix qui l'a réalisé. 



Sur la droite de mon cou : un crâne tibétain

© Clément Jeannin

De l'autre côté de Bouddha, il y a ce crâne tibétain. Là, pour le coup, il s'agit de montrer que je suis également quelqu'un qui a du caractère. Qui est combatif. 




La larme du 7 octobre 2007

La larme symbolise la perte d'un être cher.

Les larmes au coin de l'oeil ont plusieurs sens. Aux Etats-Unis, elles sont très répandues dans les gangs, elles signifient qu'un ennemi du camp d'en face a été tué. C'est un tatouage rituel dans les prisons américaines.

Pour moi, cette larme est celle qui coule tous les jours depuis le 7 octobre 2007. Ce jour-là, mon meilleur ami est décédé. Cette larme est là pour montrer que je pense à lui quotidiennement.