Eolien : les salariés de Franceole se divisent sur la façon de sauver de l’entreprise

FrancEole, seul fabricant, de mâts éoliens est menacé
FrancEole, seul fabricant, de mâts éoliens est menacé

Franceole, seul fabricant français de mâts d’éolienne, est en redressement judiciaire. L’usine de Saône-et-Loire et celle de Côte-d’Or s’opposent sur la conduite à tenir pour sauver les 160 emplois menacés.

Par B.L.

Alors que le recours aux énergies renouvelables est présenté comme incontournable pour faire face au problème crucial du réchauffement climatique, Franceole - le seul fabricant français de mâts d’éolienne - est en grande difficulté.

Franceole (filiale de la holding française familiale Pelican Venture) a vu le jour en 2012 avec la reprise de deux sites, SIAG France au Creusot en Saône-et-Loire et Céole à Longvic en Côte-d’Or.

Le 17 mai 2017, l'entreprise, qui emploie quelque 160 personnes, a été placée en redressement judiciaire. Jean-Pierre Gorgé, président de Pélican Venture, invoque de nombreux freins à l’activité, dont le coût de la main d'oeuvre, une surcapacité de production en Europe, une directive européenne "favorisant des importations extra-européennes", notamment de Chine, et l'incertitude tarifaire qui pèse sur la revente d'électricité éolienne.

Jeudi 6 juillet, la justice a décidé de prolonger la période d'observation de deux mois. La date limite pour le dépôt des offres de reprise a été fixée au lundi 24 juillet.

A ce jour, il n’y a pas d’offre de reprise déposée. "Mais, nous travaillons avec quatre investisseurs qui sont en train d’étudier le dossier", déclare Sophie Haag, co-directrice de la société FranceEole, à France 3 Bourgogne mercredi 19 juillet 2017. Sophie Haag se dit confiante dans le dépôt d’au moins une offre pour lundi.

Franceole, seul fabricant français de mâts acier d’éolienne, est basé à Dijon et au Creusot / © Amélie Douay
Franceole, seul fabricant français de mâts acier d’éolienne, est basé à Dijon et au Creusot / © Amélie Douay


La situation n'est pas désespérée, mais reste "risquée"


Cependant, la situation est "risquée" car "le site du Creusot est paralysé, ce qui fait peser une incertitude sur la trésorerie. Même si des offres sont déposées, on pourrait ne pas arriver au bout s’il y a des problèmes de trésorerie", estime Sophie Haag.

Les salariés du site du Creusot, en Saône-et-Loire, ont en effet lancé un mouvement de grève depuis le 5 juillet. Les expéditions sont bloquées, le travail est au ralenti et il n'y a quasiment plus d'activité sur le site. L’objectif est de "montrer la détermination des employés et d’interpeller Nicolas Hulot."

Cette stratégie n’est pas partagée par les salariés du site de Côte-d’Or. Le blocage de l’usine du Creusot met en péril les possibilités de reprise, dénoncent les syndicats de Longvic.

Des rencontres sont organisées quotidiennement pour tenter de débloquer la situation. "Nous avons eu une réunion avec le président de FranceEole, qui a donné des garanties aux salariés. Maintenant, la balle est dans leur camp", conclut la co-directrice de la société FranceEole.



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