Un Américain redonne vie à une gare abandonnée en Saône-et-Loire

Un musée est en cours d'installation dans l'ancienne gare de Dracy-Saint-Loup, en Saône-et-Loire
Un musée est en cours d'installation dans l'ancienne gare de Dracy-Saint-Loup, en Saône-et-Loire

La petite commune de Dracy-Saint-Loup, à une dizaine de kilomètres d'Autun en Saône-et-Loire, voit sa gare renaître, grâce à un Américain qui transforme le site en chambres d'hôtes et y installe un musée. Il a baptisé son projet "Le train des rêves".

Par avec AFP

C’est en septembre 2016 que Gregory Marshall a acheté  la gare de campagne de Dracy-Saint-Loup, construite en 1882 par la compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée).

Il n’y avait plus d’activité depuis que la ligne Avallon-Autun, qui déposait ses voyageurs le long des courbes paresseuses du massif du Morvan, a fermé en 2011. Mais, aujourd’hui la vie revient grâce à l'enthousiasme de Gregory Marshall, un Américain installé en France depuis 2003.



A 71 ans, divorcé, remarié, aujourd'hui veuf, il a vécu plusieurs vies, de Boston à Hawaï en passant par la Californie. Ancien Marine de l'armée américaine, Gregory Marshall a aussi fait partie de la "California Highway Patrol", célèbre police de l'ouest des États-Unis. Après avoir gagné de l'argent grâce à des brevets dans les télécommunications, il a pris sa retraite et s'est piqué de pilotage. Il possède toujours un Piper Lance, un avion à hélice, garé à l'aéroport de Dijon. "Je ne suis pas heureux si je fais trop longtemps la même chose", dit ce père d'une fille de 30 ans qui vit à Washington.



Des wagons-lits de l'Orient Express transformées en chambres d'hôtes

"J'aime les trains depuis que je suis enfant", raconte Gregory Marshall, qui se souvient du premier modèle réduit que son père lui avait offert quand il avait cinq ou six ans. Aujourd’hui, il s’en est offert plusieurs grandeur nature. La dernière arrivée, une Cockerill de Belgique, vient se garer non loin d'une imposante machine à vapeur de 1916. Il y a aussi quelques wagons en cours d'aménagement, dont une voiture du mythique Orient Express datant de 1948 dans laquelle les touristes pourront séjourner. Le site pourrait ouvrir au printemps 2018.



L’Américain reconnaît que son projet, baptisé "Le train des rêves", coûtera plus cher que les 200 000 euros qu'il comptait investir au départ. 
Qu'importe : cet ancien membre d'organisations américaines de défense du patrimoine entend bien voir la gare et le matériel roulant classés monuments historiques. La dernière maison de l'aviateur Lindbergh à Hawaï, qu'il a démontée il y a plusieurs années pour la préserver, pourrait être reconstruite en Saône-et-Loire.

Le reportage de Emmanuel Pinsonneaux, Christophe Gaillard, David Cornot et Cécile Frèrebeau
-Greg Marshall, chef de gare
-Grégory Godessart, manager du projet "Trains des rêves"

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