Jeux olympiques d'hiver 2018 : la Corée du Nord peut-elle compromettre les futurs JO ?

© JUNG YEON-JE / AFP
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La situation politique en Corée du Nord agite la sphère olympico-politique. Le président du Comité National Olympique et Sportif tient à rassurer à un peu plus de 5 mois de l'échéance sportive mondiale. 

Par Sophie Courageot

Les Jeux  de PyeongChang 2018 sont programmés du 9 au 25 février à Pyeongchang, une ville située à 80 km de la frontière avec la Corée du Nord. Les tensions sont vives dans la péninsule coréenne et la région en raison d'essais nucléaires et de tirs de missiles balistiques intercontinentaux effectués par Pyongyang, et d'une surenchère verbale dans les menaces entre le régime Nord-Coréen et les Etats-Unis.

Jeudi, la ministre française des Sports Laura Flessel avait assuré que "si ça s'envenime et qu'on n'arrive pas à avoir une sécurité affirmée, notre équipe de France (restera) ici". Mais elle a rassuré depuis. Laura Flessel s'est défendue vendredi d'avoir envisagé un "boycott" des prochains JO d'hiver en Corée du Sud, après avoir évoqué la veille l'éventualité que l'équipe de France n'y participe pas si la "sécurité" n'était pas "affirmée".

Les JO pas compromis selon le CNOSF


Dans un communiqué publié ce vendredi, le CNOSF précise sa position : 

Selon le communiqué, le CIO indique que rien à ce jour ne conduit à imaginer que les conditions d'organisation des Jeux Olympiques d’hiver ne satisfassent pas ces impératifs.

Les opérations programmées sont en accord avec le calendrier initial, en particulier l'allumage de la flamme olympique à Olympie, le 24 octobre prochain, où les membres français du CIO et le président du CNOSF ont été invités à participer.

Le CIO étant en relation avec les chefs d'Etat les plus concernés par la situation dans la péninsule coréenne, il va de soi qu'il saura prendre les mesures les plus appropriées pour permettre aux Jeux de se dérouler dans les meilleures conditions et aux athlètes de s'y réaliser, conclut le texte. 

L'Autriche et l'Allemagne en attente de décision

Vendredi,  l'Autriche, nation majeure des sports d'hiver a également émis des réserves par la voix du président de son comité olympique Karl Stoss: "Si la situation se dégrade et la sécurité de nos sportifs n'est plus garantie, nous n'irons pas en Corée du Sud", a-t-il dit en écho aux propos de Mme Flessel.

L'Allemagne étudiera "en temps utile" la question de l'envoi d'une équipe sportive aux jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang en Corée du Sud.

"Une décision sur l'envoi d'une équipe allemande aux jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018 à PyeongChang sera évaluée en temps utile par le gouvernement, le comité national olympique et les autorités compétentes de sécurité", a répondu vendredi le ministère de l'Intérieur allemand. 


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