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Maladie de Parkinson : les zones viticoles sont les plus à risque

Les zones viticoles françaises entraîneraient plus de 10% de cas supplémentaires à la maladie de Parkinson que d'autres régions
Les zones viticoles françaises entraîneraient plus de 10% de cas supplémentaires à la maladie de Parkinson que d'autres régions

Une étude de l’Inserm, datée du 24 mars 2017, souhaite démontrer qu’il existerait un lien entre la maladie de Parkinson et les zones viticoles françaises. Cela toucherait autant les vignobles que les habitants logeant à proximité d’une zone agricole dense.

Par Nathan Boumadjer

De nombreuses études ont déjà montré la relation entre l’exposition professionnelle quotidienne aux pesticides et la maladie de Parkinson. L’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) a souhaité aller plus loin en prouvant que cela pouvait également toucher toute personne proche d'une exploitation agricole. Ils ont alors démontré que l’arrivée de la maladie serait plus élevée lorsque les activités agricoles seraient développées.

Quel lien entre pesticides et maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique dans laquelle une partie des neurones est progressivement détruite. Divers symptômes affectent donc les patients : mouvements ralentis, tremblements, rigidité puis troubles cognitifs. L’une des causes explicatives de l’arrivée de cette maladie, selon plusieurs travaux conduits sur les cellules humaines et animales, serait la présence de pesticides. La maladie de Parkinson est d’ailleurs l’une des maladies inscrites sur le tableau des maladies professionnelles chez les agriculteurs français.

Quelques unes des vignes présentes dans le territoire bourguignon / © vin-vigne.com
Quelques unes des vignes présentes dans le territoire bourguignon / © vin-vigne.com

Les zones viticoles sont les plus dangereuses

La maladie étant relativement rare, il est difficile de faire un recensement de la population atteinte. Les chercheurs se sont intéressés sur les malades nouvellement traités par des médicaments antiparkinsoniens en France, entre 2010 et 2012. Ensuite, ils ont étudié le recensement agricole pour caractériser l’activité sur le territoire. Résultat : le nombre de nouveaux cas de malades est associé à la surface allouée à l’agriculture. Pire encore, les régions viticoles augmenteraient la proportion des cas. Près de 10% de cas supplémentaires seraient notifiés auprès des populations proches des vignes. Les plus de 75 ans seraient les plus touchés.

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