Les nappes phréatiques de la région sont en déficit

Les trois quarts des nappes phréatiques du pays présentent un niveau "modérément bas à très bas" du fait d'une recharge hivernale déficiente. C'est le cas en Bourgogne Franche-Comté.

Par AFP

Selon le bilan mensuel du BRGM, Bureau de recherches géologiques et minières, au 1er juillet, les trois-quarts des nappes sont en déficit d'eau : 74 % affichent un niveau modérément bas à très bas. Cette situation, assez dégradée, est la conséquence du déficit de recharge hivernale de cette année
Seuls 26% des points suivis se situent autour de la moyenne voire plus hauts. Ils se situent au sud du Bassin parisien (les nappes des calcaires de Beauce) et dans les régions de Nîmes et Montpellier. En revanche la vallée du Rhône au sud de Lyon enregistre des niveaux "bas voire très bas". 

Au total, près de 9 points sur 10 (87%) sont orientés à la baisse, note le BRGM, pour qui cette situation de basses eaux "n'est pas totalement inhabituelle pour la période estivale mais tout de même précoce". 
En juin, les précipitations ont été très disparates d'une région à l'autre, même si en moyenne la pluviométrie a approché la normale. Des cumuls supérieurs à la normale (de 1,5 à 2,5 fois) ont arrosé le sud de la région parisienne, la Nouvelle-Aquitaine, les Pyrénées-Orientales, le Cantal et
la Haute-Loire. À l'inverse, l'est de la Normandie, le nord-est de la Bourgogne-Franche-Comté, l'Occitanie ou le sud de la Bretagne ont connu des déficits de 25 à 60 %.

Les nappes pâtissent d'un hiver globalement sec, avec des précipitations ayant tardé jusqu'en février. Au printemps, les pluies ont été bénéfiques à la végétation mais insuffisantes pour alimenter les eaux souterraines.

Voici la carte de France de l'état des nappes au 1er juillet 2017. 
© BRGM
© BRGM


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