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Le vignoble de Pouilly-sur-Loire subit une deuxième vague de gel en deux ans

Alexis Jeannot, viticulteur nivernais, inspecte ses vignes touchées par le gel. / © France 3 Bourgogne
Alexis Jeannot, viticulteur nivernais, inspecte ses vignes touchées par le gel. / © France 3 Bourgogne

Dans la vallée de la Loire, les viticulteurs viennent de connaître leur deuxième nuit de gel. Certaines parcelles sont déjà très touchées même s'il faudra attendre la fin de l'épisode de froid pour estimer les dégâts. Un deuxième accident climatique en deux ans, coup dur pour les exploitations.

Par T.S. (avec AFP)

Des bourgeons grisâtres, mordus par le gel, sont les séquelles visibles de deux nuits de froid dans le vignoble de Pouilly-sur-Loire. Le domaine des Riaux à Saint-Andelain, n'a pas résisté aux pics de froid allant jusqu'à -5 degrés pendant près de 6 heures. Une grande partie des jeunes pousses n'ont pas résisté. C'est le deuxième épisode de gel en 2 ans, au mois d'avril. La récolte 2016 s'annonce déjà près de 30% inférieure à celle de l'année précédente pour Bertrand et Alexis Jeannot.

Reportage de Rémy Chidaine et Tania Gomes, avec les interviews de :
  • Bertrand Jeannot, viticulteur
  • Alexis Jeannot, viticulteur

Le vignoble de Pouilly-sur-Loire subit une deuxième vague de gel en deux ans
Dans la vallée de la Loire, les viticulteurs viennent de connaître leur deuxième nuit de gel. Certaines parcelles sont déjà très touchées même s'il faudra attendre la fin de l'épisode de froid pour estimer les dégâts. Un deuxième accident climatique en deux ans, coup dur pour les exploitations. - Reportage de Rémy Chidaine et Tania Gomes


Le vignoble et l'arboriculture ont été touchés par un gel "important" durant la nuit de mercredi 19 avril à jeudi 20 avril 2017, d'autant plus préjudiciable pour les fruits que la végétation avait une avance de deux ou trois semaines sur la saison, a indiqué à l'AFP Jerome Despey, président de la Commission viticole du syndicat FNSEA. De nombreuses régions viticoles ont été touchées, en particulier "la Champagne, la Bourgogne, le Val-de-Loire, ainsi que le Languedoc Roussillon" par des températures qui sont descendues jusqu'à -6 degrés par endroit, a indiqué le responsable.

Seulement 15% de viticulteurs sont assurés


"La situation est vraiment délicate, car ces gels touchent des grappes qui commençaient à se constituer et risquent donc de griller et de mourir", a-t-il dit. Les arboriculteurs, maraîchers et horticulteurs ont également été touchés par le gel. Il est néanmoins encore trop tôt pour évaluer l'impact sur la récolte, a-t-il ajouté. Le responsable syndical a regretté le faible niveau d'assurance des producteurs viticoles en France. "Sur quelque 800.000 hectares de vigne, seulement 15% sont assurés" contre les intempéries, a-t-il dit. "C'est dommage, car nous avons de plus en plus d'aléas climatiques d'année en année, qui peuvent mettre en péril nombre d'exploitations" a-t-il ajouté, en rappelant que le fonds de calamité agricole financé par l'Etat ne peut être activé qu'en cas de "perte de fonds" (c'est-à-dire de destruction totale des plantes et de la récolte par une intempérie), mais pas en cas de baisse de récolte.


"Les températures minimales devraient se relever de quelques degrés la nuit prochaine, mais les risques de gel perdurent jusqu'à samedi au moins", a prévenu le responsable. L'an dernier, des épisodes de gel printanier et de grêle ont touché certains crus de Bourgogne comme Chablis, et du Val-de-Loire, réduisant fortement le volume des récoltes, même si elles se sont révélées de qualité grâce à un bon ensoleillement estival qui a permis le mûrissement des grappes.

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