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Voie Ferrée Centre Europe Atlantique : la Nièvre n'est pas prioritaire aux yeux de la Région

© FreePhotosART via Pixabay
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Le débat public vient de se terminer concernant la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique (VFCEA). En août 2017, la SNCF se positonnera sur la suite à donner à ce projet. La Région a déjà fait savoir qu'elle souhaiterait voir les travaux commencer en Saône-et-Loire plutôt que dans la Nièvre.

Par Maryline Barate

Cela fait des années qu’un itinéraire reliant l'Atlantique (Nantes) aux vallées du Rhône (Lyon) et du Rhin (Mulhouse) sans passer par Paris et la grande ceinture est en discussion.

Ce projet de Voie Ferrée Centre Europe Atlantique (VFCEA) répondrait à ce besoin. Il ne s'agirait pas de la construction d'une nouvelle liaison ferroviaire mais la modernisation d'un réseau existant. Débutée en décembre 2016, la phase de débat public s'est achevée mardi 14 mars 2017.
 

© France 3 Bourgogne
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La position de la Région

Dans ce dossier, la Région Bourgogne-Franche-Comté sera un des principaux financeurs au même titre que l'Etat et, dans une moindre mesure, que d'autres collectivités territoriales. Or, l'éxécutif régional a d'ores et déjà fait savoir qu'il avait pour priorité le raccordement du Creusot, en Saône-et-Loire, à  la LGV Rhin-Rhône. Il souhaiterait donc que la première phase des travaux concerne l'électrification du seul tronçon Chagny-Le Creusot.

La conséquence de ce choix serait que la modernisation du réseau dans la Nièvre devrait attendre encore. Dans ce département, cette annonce suscite des remous. En effet, l'électrification des voies permettrait de réduire significativement le temps de parcours entre Nevers et Dijon. Cela prend actuellement aux environs de 2h20.

A la Région, on rappelle que la ligne Dijon-Nevers a été la mieux dotée ces dix dernières années. En attendant la modernisation, on promet également d'augmenter la fréquence des trains, avec des TER faisant beaucoup moins d'arrêts, d'ici 2019. Le temps de trajet entre Nevers et Dijon passerait alors à 2h06.

C'est au maître d’ouvrage, SNCF Réseau, que revient  la décision sur la poursuite ou non du projet et, si jamais les travaux sont lancés, où ils débuteront. Cette décision sera connue en août prochain.

Le reportage de R. Chidaine et Y. Etienne avec :

  • des usagers nivernais des TER 
  • Patrice Joly, président du Conseil départemental de la Nièvre (PS)
  • Michel Neugnot, vice-président du Conseil régional de Bourgogne - Franche-Comté (PS)
VFCEA : la Nièvre n'est pas prioritaire aux yeux de la région
Le débat public s'est terminé mardi 14 mars 2017 concernant la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique (VFCEA). En août 2017, la SNCF se positonnera sur la suite à donner à ce projet. La Région Bourgogne-Franche-Comté a déjà fait savoir qu'elle souhaiterait voir les travaux de modernisation du réseau commencer en Saône-et-Loire plutôt que dans la Nièvre.


En quoi consiste le projet VFCEA ?

Le projet de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique (VFCEA) est inscrit au Contrat de Plan État-Région Bourgogne 2015-2020. Il consiste en :
  • l'électrification et la mise aux normes grand gabarit des 160 km de la ligne Nevers-Chagny, permettant la réalisation d'une nouvelle transversale pour les marchandises reliant la façade atlantique et ses ports à l'Europe rhénane. Cela constituerait une alternative au passage par la grande ceinture au sud de Paris via Massy-Palaiseau, dont le réseau supporte des flux de circulation importants. Pour les voyageurs, la circulation de rames TER électriques entre Nevers et Chagny apporterait un meilleur confort. Cela permettrait aussi le renforcement des liaisons avec la Région Centre Val de Loire (pour les relations entre Tours et Dijon)

  • la réalisation d'une interconnexion TER-TGV au niveau de la gare de Creusot-Monceau-Montchanin : on pourrait insérer des TGV Rhin-Rhône (liaison LGV Strasbourg-Lyon) circulant actuellement sur la ligne classique entre Dijon et Lyon par un nouvel itinéraire. Les voyageurs auraient un accès plus direct et plus rapide aux zones d’emplois de Dijon, de Besançon, de l’Aire Urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt et de la Suisse. Cette interconnexion améliorerait également la liaison TGV Nantes-Tours-Lyon.

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