Sur quinze circonscription, 10 élus de La république en marche en Bourgogne

Sur ses quinze circonscriptions, la Bourgogne s'est dotée de dix députés de La république en marche à l'issue du second tour des législatives de 2017. Parmi eux, des novices en politique et issus de la société civile... mais aussi des élus locaux. Portraits.

Par V.P.

Un tsunami était attendue, mais c'est finalement une grande vague qui s'est abattue sur les circonscriptions françaises, dimanche 18 juin. Pour le deuxième tour des législatives 2017, La république en marche (LREM) et son allié MoDem récupèrent finalement 350 sièges de députés contre une estimation de 390 à 410 à l'issue du premier tour. Les résultats obtenus participent tout de même à une victoire écrasante de la majorité présidentielle, puisque LREM possède à présent la majorité absolue à la chambre basse du Parlement.

En Bourgogne, l'élan En marche! du premier tour a aussi été freiné. Le 11 juin, les quinze circonscriptions de l'ancienne région avaient toutes placé un candidat LREM en tête des suffrages. Finalement, "seules" deux tiers d'entre elles ont confirmé leur soutien. Dix élus En marche siégeront donc à l'Assemblée nationale pour représenter la Bourgogne. Une conquête effectuée surtout au détriment des députés sortants socialistes.

La Côte-d'Or, en marche aux deux tiers


La Côte-d'Or est le département qui a le plus donné raison aux marcheurs. Sur cinq circonscriptions, quatre ont viré aux couleurs de La république en marche. Seule la 2e circonscription a préféré réélire Rémi Delatte (Les républicains).

  • Didier Martin, adjoint au maire de Dijon


Dans la 1ère, Didier Martin n'est pas un inconnu : à 60 ans, il est conseiller municipal de Dijon depuis 1995 et a depuis rejoint l'équipe municipale de François Rebsamen en tant qu'adjoint au maire chargé du tourisme.

Successeur du PS Laurent Grandguillaume, il était face à François-Xavier Dugourd (divers droite) au second tour.

 

  • Fadila Khattabi, enseignante



Fadila Khattabi a été élue dans la 3e circonscription de Côte-d'Or le 18 juin. Cette ancienne conseillère régionale, élue en 2004 et réélue en 2010, fait partie des proches de François Patriat, ancien président de la région Bourgogne. Âgée de 54 ans, elle est professeure d'anglais.

Elle était opposée au FN Jean-François Bathelier au second tour des législatives.

 



  • Yolaine de Courson, maire en zone rurale



Dans la circonscription de Montbard et Châtillon-sur-Seine, Yolaine de Courson s'est elle aussi fait élire députée sous l'étiquette LREM. Âgée de 63 ans, la nouvelle occupante du palais Bourbon est maire d'Arrans, une petite commune de 79 habitants.

Au second tour des législatives, elle faisait face à Charles Barrière, successeur désigné du député UDI sortant François Sauvadet.
 

 

  • Didier Paris, de la fonction publique à l'Assemblée



Le vainqueur dans la 5e circonscription de Côte-d'Or possède un CV fourni : à 63 ans, Didier Paris a déjà été juge d'insctruction de 1984 à 1993, sous-préfet de Beaune de 1993 à 2000, directeur général des services du Conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2009. Malgré ces postes, il n'a jamais été titulaire d'un mandat électif.

Il était confronté à un élu pour le second tour des législatives : Hubert Pouillot, candidat Les républicains, est maire de Saint-Philibert et président de la communauté de communes de Gevrey-Nuits-Saint-Georges, s'est incliné face au candidat En marche.
 


 

La Nièvre, 100% en marche

La Nièvre a confirmé les résultats du premier tour : les deux candidats macronistes arrivés en tête le 11 juin sont les mêmes au soir du 18 juin. 

  • Perrine Goulet, ingénieure



Perrinne Goulet a été élue députée de la 1ère circonscription de la Nièvre à 39 ans. Ingénieure chef de projet à la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, côté Cher, elle est membre d'En marche! depuis le meeting d'Emmanuel Macron le 6 janvier 2017.
 

 

  • Patrice Perrot, chef d'entreprise


Il est le tombeur de Christian Paul, député de la 2e circonscription de la Nièvre depuis 1997. Patrice Perrot, 52 ans, est directeur des Ambulances Perrot et référent du comité sud-nivernais de La république en marche. Il est aussi le fils de François Perrot, ancien suppléant de Christian Paul qui l'a remplacé à la députation de 2000 à 2002 lorsque celui-ci s'est vu nommé secrétaire d'État à l'Outre-mer.
 


 

La Saône-et-Loire, en marche à 60%

Sur les cinq circonscriptions de Saône-et-Loire, trois sont remportées par des candidats de la majorité présidentielle.


  • Benjamin Dirx, entrepreneur

Ancien entrepreneur dans l'immobilier et actuellement chef d'une entreprise de formation, Benjamin Dirx est devenu à 38 ans le député de la 1ère circonscription de Saône-et-Loire, celle de la préfecture Mâcon.
 

 

  • Rémy Rebeyrotte, maire d'Autun



Ce candidat En marche n'était pas inconnu. Rémy Rebeyrotte, 51 ans et maire d'Autun depuis 2001, n'était pas à son premier essai : en 2012, il avait présenté une candidature dissidente de gauche pour ravir la 3e circonscription de Saône-et-Loire à Philippe Baumel. Revanche obtenue en ce 18 juin 2017.
 

 



  • Raphaël Gauvain, avocat parisien



C'était un des défauts de sa candidature utilisé par ses adversaires : bien qu'originaire de Châlon-sur-Saône, Raphaël Gauvain, 44 ans, est installé comme avocat à Paris depuis 2001. Élu pour représenter la 5e circonscription du département, le candidat, beau-fils de l'ancien maire de la ville Dominique Perben, a assuré qu'il viendrait bientôt s'installer à Châlon-sur-Saône pour défendre le territoire.
 

 



L'Yonne, une circonscription en marche sur trois

Bastion de droite dans la région, le département du nord-est de la Bourgogne semble avoir été le moins perméable au mouvement d'Emmanuel Macron. Seule la 3e circonscription, située à au nord près de l'Île-de-France, a placé une candidate de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale pour la représenter. Les autres échoient à Les républicains et à l'UDI.
 

  • Michèle Crouzet, chef d'entreprise


Elle est sortie vainqueure des urnes le 18 juin dans la 3e circonscription de l'Yonne, face au frontiste Julien Odoul. À 49 ans, Michèle Crouzet est co-gérante d'une TPE. La nouvelle députée n'est pas novice en politique : vice-présidente du conseil départemental et conseillère du canton de Thorigny-sur-Oreuse,


 

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