Réforme du code du travail : les routiers sont appelés à la grève

Face au manque de chauffeurs routiers, de nombreuses entreprises recrutent des conducteurs étrangers / © Jean-Luc Flémal/BELPRESS/MAXPPP
Face au manque de chauffeurs routiers, de nombreuses entreprises recrutent des conducteurs étrangers / © Jean-Luc Flémal/BELPRESS/MAXPPP

Pour dire non à la réforme du code du travail, la CFDT et la CFTC du secteur des transports appellent les routiers à une "mobilisation" lundi18 septembre 2017. De leur côté, la CGT et FO lancent une grève reconductible à partir du lundi 25 septembre. 

Par avec AFP

Les dépôts de carburants seront une cible

Un appel est lancé par la CFDT et la CFTC pour la journée du lundi 18 septembre. La mobilisation prendra notamment la forme de distributions de tracts en régions et d'un rassemblement devant le ministère du Travail à Paris. 

Puis, ce sont les fédérations CGT et FO des transports qui appellent l'ensemble des salariés du secteur du transport routier à une grève reconductible à partir du lundi 25 septembre.

Selon les lieux et plannings, la grève pourrait démarrer dès le dimanche 24 septembre à 22 heures. "Bien évidemment" les dépôts de carburants seront une cible, "ce sera une grève qui aura des conséquences très concrètes sur l'économie française", déclare Jérôme Vérité, secrétaire général de la fédération CGT-Transports.

"Marcher dans la rue, c'est bien, mais on a vu dans le passé que des millions de salariés ne font pas bouger les lignes, alors on essaie autre chose", précise Patrice Clos, secrétaire général de la fédération FO-Transports.


Non au "dumping social"


Les syndicats CGT et FO promettent des "actions fortes et puissantes", comme en mai 2016. A l'approche de l'Euro de football, les routiers avaient alors obtenu que le projet de loi travail ne modifie pas leur régime dérogatoire sur les heures supplémentaires.

En mai 2017, la fédération CGT des transports avait de nouveau bloqué des dépôts de carburants dans le cadre d'un conflit portant sur la spécificité du transport de matières dangereuses et l'amélioration des conditions de travail. 

Ce que prévoient les ordonnances est "un recul social sans précédent", qui en permettant "de s'attaquer aux primes d'ancienneté, entreprise par entreprise (...) attaque frontalement la fiche de paie des routiers français", dénoncent FO et CGT qui évoquent un "dumping social".




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