Que prévoit le plan de restructuration de General Electric ?

General Electric a annoncé un plan de restructuration lundi 13 novembre 2017. Le groupe américain possède des sites au Creusot et à Belfort en Bourgogne-Franche-Comté.

Par B.L. avec AFP

General Electric va se recentrer sur 3 activités (aéronautique, santé et énergie)


 Le groupe, qui est présent dans le monde entier, a annoncé qu’il allait supprimer des milliers d'emplois pour réduire ses coûts.

Cela fait 40 ans que GE s’est implanté en France. Ses trois principaux sites de production sont à Belfort (GE Energy), à Buc (GE Healthcare) et au Creusot en Saône-et-Loire (GE Oil&Gas - Thermodyn). Le site du Creusot est une ancienne usine de Framatome qui fabrique notamment des turbines à vapeur et des compresseurs industriels. Ces produits sont destinés à divers secteurs (aéronautique, centrale électrique, industrie pétrolière, transport du gaz...).

General Electric n'a pas communiqué sur les régions concernées par les suppressions d’emplois. On sait seulement que la branche GE Power, qui comprend le Français Alstom, va connaître une grande refonte pour s'adapter à la mutation des marchés de l'énergie. GE veut redresser cette division, qui fabrique des turbines à gaz, turbines à vapeur et autres générateurs via un plan d'économie d'un milliard de dollars pour 2018.

GE s'était engagé auprès des autorités françaises à développer de l'emploi en France au moment du rachat d'Alstom, une promesse qui ne l'a pas empêché d'annoncer récemment la suppression de 350 emplois au sein de GE Hydro.

Alors qu'en sera-t-il par exemple de l'investissement de 125 milliards d'euros sur le site de Belfort pour créer un pôle d'excellence annoncé en juin 2017 par le patron de GE ?


© GE France
© GE France




"Nous agissons dans l'urgence"


Le fabricant de moteurs d'avions et de turbines va aussi vendre ses activités dans les transports (locomotives et moteurs diesel) et les services d'électricité dans le cadre d'un plan de cessions d'actifs de 20 milliards de dollars. Il va également se désengager du groupe de services pétroliers américains Baker Hughes dont il détient 63% du capital.

"Alstom s'est révélé en dessous des attentes", a déclaré lundi aux investisseurs à New York John Flannery, le nouveau PDG en poste depuis le 1er août. "Nous agissons dans l'urgence pour rendre GE plus simple et fort afin de créer de la croissance et de la valeur pour les actionnaires."
General Electric a vu sa capitalisation boursière diminuer de plus de 100 milliards de dollars depuis janvier 2018.

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