Des militaires de Belfort blessés dans une attaque à Levallois-Perret

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Six militaires du 35ème régiment d'infanterie de Belfort ont été blessés ce matin à Levallois-Perret par une voiture qui aurait délibérément foncé sur eux alors qu'ils sortaient de leur casernement. 

Par ED, avec AFP

Attaque de Levallois : le récit de la journée
Récit S.Aissaoui.


Les faits ont eu lieu ce matin, peu après 8 heures, place de Verdun, à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine. Selon la Préfecture de Police de Paris, un véhicule aurait délibérément foncé sur un groupe de militaires de l'opération Sentinelle, qui quittaient leur casernement, situé dans un local mis à disposition par la mairie dans le cadre de l'opération Vigipirate.

Six soldats du 35ème régiment d'infanterie de Belfort ont été blessés, dont trois plus sérieusement, mais leur pronostic vital ne serait pas engagé. Ils ont été pris en charge dans plusieurs hôpitaux militaires de région parisienne. 

Etats de santé rassurants
Les militaires ont blessés ont reçu la viste de la ministre des armées. Florence Parly a précisé dans l'après-midi que les trois militaires blessés à qui elle a rendu visite avec M. Collomb étaient "très légèrement blessés". Les trois autres, admis à l'hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine), "ne sont pas gravement blessés", a-t-elle poursuivi, évoquant des "nouvelles rassurantes".

Un suspect interpellé dans le Pas-de-Calais
Le véhicule responsable de cette attaque a pris la fuite. Il a été intercepté en début d'après-midi sur l'A16, en direction de Calais, avec à son bord un homme seul qui a été blessé par balle lors de son interpellation par les BRI de Lille et de Rouen.

La ministre des armées, Florence Parly, a condamné "un acte lâche", selon son service de presse. La section antiterroriste du Parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. Elle a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste".


Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur


Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort 


Les militaires Sentinelle pris à nouveau pour cibles

 

 

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP


Le film de la matinée, avec Sofiane Aissaoui
 

Desk (2) attentat Levallois Perret
Récit Sofiane Aissaoui. Montage Pascal Gomez.






 

Les militaires, cibles privilégiées

Policiers et militaires sont, depuis plusieurs années, des cibles privilégiées d'attaques, le plus souvent commises au nom du jihad.

En 2017 
- 5 août: un homme de 19 ans, armé d'un couteau, bouscule un agent de sécurité de la tour Eiffel et sort un couteau en criant "Allah Akbar". Il déclare vouloir "commettre un attentat contre un militaire" et être en lien avec le groupe Etat islamique (EI). Il est hospitalisé en psychiatrie.
- 19 juin: sur les Champs-Elysées, un homme de 31 ans, ayant fait allégeance à l'EI, fonce en voiture sur un fourgon de gendarmerie. Il meurt dans l'incendie de sa voiture, chargée de deux bonbonnes de gaz fermées, d'armes et de milliers de munitions.
- 6 juin: un Algérien de 40 ans, se revendiquant "soldat du califat", attaque un policier à coups de marteau sur le parvis de Notre-Dame, à Paris. Il crie "c'est pour la Syrie", avant d'être blessé par un tir de riposte.
- 20 avril: un policier est tué par balles et deux sont blessés sur les Champs-Elysées par un repris de justice français de 39 ans qui est abattu. L'attentat est revendiqué par l'EI.
- 18 mars: un homme de 39 ans est abattu à l'aéroport d'Orly-Sud après avoir attaqué une patrouille de la force Sentinelle, en criant: "Je suis là pour mourir par Allah". L'attaque n'est pas revendiquée.
- 3 février: un Égyptien de 29 ans, armé de machettes, se précipite sur quatre militaires de Sentinelle en patrouille au Carrousel du Louvre à Paris, en criant "Allah Akbar". Il est blessé par des tirs de riposte, un militaire est légèrement blessé.

En 2016 
- 13 juin: un policier est tué de plusieurs coups de couteau en soirée devant chez lui à Magnanville (Yvelines). L'assaillant, retranché dans la maison, est abattu par le Raid après avoir égorgé la compagne du policier. Il s'était réclamé de l'EI et une agence proche de l'organisation jihadiste l'a décrit comme "un combattant de l'EI".
- 7 janvier: un homme armé d'un hachoir et d'une fausse ceinture d'explosifs est abattu après avoir crié "Allah Akbar" en s'approchant du commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris. Il porte sur lui une revendication manuscrite dans laquelle il fait allégeance à l'EI.
- 1er janvier: un homme, sans lien établi avec la mouvance islamiste,  fonce en voiture sur quatre militaires de l'opération Sentinelle en faction devant la grande mosquée de Valence. Un soldat est légèrement blessé à une jambe, l'agresseur est blessé par des tirs de riposte.

En 2015 
- 3 février: A Nice, trois militaires en faction devant un centre communautaire juif sont agressés au couteau. L'assaillant exprime en garde à vue sa haine de la France, de la police, des militaires et des juifs.
- 8 janvier: Amédy Coulibaly tue une policière municipale à Montrouge (banlieue de Paris) avant de prendre en otage le lendemain les clients et employés d'un supermarché casher de Paris, tuant quatre d'entre eux, tous juifs. Il est abattu quelques heures après par la police quasi-simultanément avec les frères Chérif et Saïd Kouachi, auteurs de la tuerie du 7 janvier au siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris (12 morts dont deux policiers).

(AFP)

A lire aussi

Sur le même sujet

Les menus de substitution au porc vont-ils revenir dans les cantines ?

Près de chez vous

Les + Lus