Viticulture : l'instauration de ZNT riverains fait débat

Un article du projet d'arrêté fixant les conditions d'emploi des produits phytosanitaires prévoit l'instauration d'une zone où les traitements seront interdits sur les parcelles de vigne. En tant que Président du Groupe "Oenologie et territoires" Alain Suguenot a demandé le retrait de cet article.  

Le député-maire de Beaune est intervenu, en tant que Président du Groupe « Œnologie et territoires » de l’Assemblée nationale, auprès du Ministre de l’Agriculture pour lui demander de retirer l’article 21 du projet d’arrêté fixant les conditions d’emploi des produits phytosanitaires. Ce texte
prévoit l’instauration sur les parcelles de vigne d’une zone de 5 mètres où les traitements seront interdits (création de Zones Non Traitées - ZNT riverains)

Alain Suguenot s'interroge : "En quoi un recul de quelques mètres de vigne peut-il rassurer qui que ce soit ?" Il estime que ce sont plusieurs milliers d’hectares de vignes qui pourraient ainsi disparaître sans apporter de réelle solution aux problèmes d'environnement.

Cela est intolérable pour nos viticulteurs qui comprennent d’autant moins cette mesure, qu’au-delà de pertes de productivité, ses effets sur l’environnement seront à prouver.


Alain Suguenot poursuit : "Les viticulteurs sont engagés depuis  longtemps déjà dans une diminution forte des pesticides et s’adaptent aux réalités du développement durable. Ils sont fermement impliqués dans l’agro-écologie. Leur travail mérite la reconnaissance et non pas la suspicion.

Ne nous berçons pas d’illusions : la vigne sans traitement, cela n’est pas possible, ou alors elle risque de disparaitre pas pans entiers.


Pour Alain Suguenot, le texte laisse enfin à penser que la vigne est dangereuse et que tout le monde doit s’en tenir à l’écart. Si c’est le cas, dit-il, il est criminel de laisser les viticulteurs travailler dessus. Nous avons une nouvelle fois le sentiment que des initiatives mal préparées et dont les conséquences n’ont pas toutes été anticipées risquent de s’appliquer au détriment, une nouvelle fois, des viticulteurs de nos territoires.

De son côté Bernard Farges, Président de la Cionfédération Nationale des Appelations d'Origine Contrôlées (CNAOC) et Président de l'interprofession bordelaise s'insurge également contre cet article du projet de loi. Il envoyé une lettre ouverte en date du 24 octobre au ministre de l’agriculture, Stéphane le Foll, pour lui demander de retirer cet article.



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