Le député de l’Yonne Guillaume Larrivé veut renforcer l'état d'urgence

Guillaume Larrivé, député Les Républicains de la 1re circonscription de l’Yonne, en mai 2017 / © Patrick KOVARIK / AFP
Guillaume Larrivé, député Les Républicains de la 1re circonscription de l’Yonne, en mai 2017 / © Patrick KOVARIK / AFP

L’état d'urgence est en vigueur en France depuis les attentats de novembre 2015 à Paris. Il faut "non seulement maintenir l'état d'urgence, mais le renforcer", estime Guillaume Larrivé, député Les Républicains de la 1re circonscription de l’Yonne.

Par avec AFP

Depuis le 14 novembre 2015, la France vit sous le régime de l'état d'urgence.
Un projet de loi antiterroriste destiné à remplacer ce régime d'exception est examiné en commission à l'Assemblée. A noter que le député de la 5e circonscription de Saône-et-Loire, Raphaël Gauvain (LREM) a été nommé rapporteur de ce projet de loi par la Commission des lois.

Mais, ce texte est contesté notamment par une partie des députés Les Républicains. Par l'intermédiaire de Guillaume Larrivé et d'Éric Ciotti, ils ont déposé de nombreux amendements pour maintenir l'état d'urgence, renforcer les pouvoirs de police administrative ou durcir les peines.

"Ma conviction, celle des députés LR, c'est que ce projet de loi diminue le niveau de protection des Français", a déclaré Guillaume Larrivé sur LCP (La Chaîne Parlementaire) mercredi 13 septembre 2017.
L’élu bourguignon a pris pour exemple l'assignation à résidence qui deviendra selon lui "une vague mesure" qui "ne servira à rien" ou encore les perquisitions administratives, remplacées "par un système beaucoup plus compliqué".




"On avait, avec l'état d'urgence, un certain nombre de mesures assez rapides, assez puissantes, dont on va se priver", a regretté le député de l’Yonne. Selon lui, le projet de loi antiterroriste présenté par le gouvernement "diminue la garde". "On n'a pas besoin de diminuer la garde, au contraire on doit la renforcer", a-t-il dit, en soulignant qu'"on assiste quand même à une amplification, à une accélération de la menace terroriste islamiste".

"Je considère que le gouvernement, Emmanuel Macron et Gérard Collomb ont tort de vouloir aujourd'hui sortir de l'état d'urgence et je propose que nous définissions un vrai état d'urgence juridique, opérationnel, budgétaire, jusqu'à ce qu'on gagne la guerre contre le terrorisme islamiste", a-t-il dit.


Le Parlement sera convoqué en session extraordinaire à partir du lundi 25 septembre. Cette session sera consacrée à l'examen du projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme

A lire aussi

Sur le même sujet

SUIVEZ LES ELECTIONS SENATORIALES 2017 SUR FRANCE INFO

La Carotterie, squat et cantine solidaire, fermera ses portes en avril

Près de chez vous

Les + Lus