Yonne : Accompagner l'agriculture biologique pour protéger l'eau que l'on consomme

Christophe Dupuis a choisi de passer à l'agriculture biologique il y a huit ans pour protéger les nappes phréatiques de la pollution. / © France 3 Bourgogne
Christophe Dupuis a choisi de passer à l'agriculture biologique il y a huit ans pour protéger les nappes phréatiques de la pollution. / © France 3 Bourgogne

Si les agriculteurs de l'Yonne se mettent au bio, l'eau de Paris pourrait devenir plus saine. La vallé de la Vanne notamment, avec la source d'Armentières qui sert à alimenter les robinets de la capitale. Un programme y est mené depuis 2008 pour accompagner les exploitants agricoles.

Par AB


Eclairage sur le programme mené depuis 2008 par Eau de Paris, Bio Bourgogne et le Groupement des AgroBiologistes de l'Yonne. L'objectif est d'accompagner le développement de l'agriculture biologique sur le territoire pour protéger la ressource en eau. Pourquoi ? Car l'eau des sources ici est l'eau que les Parisiens retrouvent dans leurs robinets.

Nous avons suivi une visite -rarissime- de la source d'Armentières et rencontré un agriculteur bio pour faire un premier bilan, 8 ans après le lancement du programme.

Yonne : Accompagner l'agriculture biologique pour protéger l'eau que l'on consomme
Intervenants : Christophe Gerbier, directeur de la ressource en eau et de la production - Eau de Paris ; Francis Houchot, président du GABY (Groupement des AgroBiologistes de l'Yonne) ; Christophe Dupuis, agriculteur bio. Equipe : THIBAUD Chloé, ETIENNE Yoann et RÉTHORÉ Sophie


En pleine vallée de la Vanne, la source d'Armentières est l'un des 102 points de captage qui participent à l'alimentation en eau de Paris. Quelque 460 mètres de galeries dans lesquelles coule une eau pure et claire, mais qui nécessite tout de même certains traitements.  

Moins de produits chimiques dans les champs


Depuis 2008, un partenariat a donc été créé entre l'opérateur Eau de Paris, le réseau Bio bourgogne et le groupement des agriculteurs bio de l'Yonne. Ensemble, ils mènent des actions préventives pour protéger la ressource en eau.

Grâce au programme d'aide, Christophe Dupuis, un agriculteur du département, a converti ses 160 hectares en exploitation biologique il y a huit ans. La raison de ce changement ? S'il y a moins de produits chimiques dans les champs, il y aura moins de pollution dans les nappes. *

Un exemple suivi de plus en plus car, aujourd'hui, sur le bassin de la Vanne, plus de 10% de la surface agricole est biologique. De quoi améliorer durablement la qualité de l'eau potable. 

Sur le même sujet

Me Ballorin invité du 19/20 vendredi 13 octobre partie 2

Près de chez vous

Les + Lus