Les bretons ont leur ".bzh", mais pour quoi faire?

Onagagné.bzh! Les bretons pourront créer des sites internet qui se termineront en ".bzh". L'association internationale qui gère les noms de domaine l'a autorisé. Les défenseurs du ".bzh", appuyés par la Région, attendaient cela depuis 2007. Mais au fait, à quoi ça sert?

  • Par Stéphane Grammont
  • Publié le , mis à jour le

A l’origine était le .com…


Les extensions historiques sont le ".com" et le ".net". Mais pour ces nécessités techniques et permettre aux moteurs de recherche d'être plus efficaces, l'Icann, l'agence américaine chargée de gérer les suffixes des adresses internet, a toujours cherché à diversifier les noms de domaines. Mais très progressivement.
Dans un premier temps, l’agence a autorisé une extension par pays pour les entreprises (le « .fr » en France). C’est ainsi que le gouvernement du Tuvalu a ouvert son nom de domaine à un nombre incroyable d’entreprises intéressées par le « .tv ». 
Ensuite sont apparus les .univ pour les universités, .org pour les associations ou .gouv pour les gouvernements. En décembre 2011, l'Icann a même autorisé le .xxx pour l'industrie pornographique... ce qui a aussitôt incité les entreprises et universités à réserver des noms de domaines en .xxx pour préserver leurs marques des détournements ou d'éventuelles spéculations autour d'un nom de domaine.


1930 projets en cours d'examen


Ce sont plus d'un millier de nouveaux suffixes que l'Icann va créer d'ici la fin de l'année 2013. une véritable "alchimie du nom de domaine" souligne le blog la loi des réseaux sur leMonde.fr. En France, 54 dossiers ont été déposés. parmi eux une trentaine émane d'entreprises, dont L'Oréal (14 demandes à lui seul), Airbus, Alstom, Club Med, Leclerc, Hermès, Canal+ ou la Maif. Cinq avaient été déposés par des villes ou collectivités (.paris, .bzh, mais aussi .corsica, .alsace et .aquitaine). Mais aussi le suffixe ".vin", dont l'apparition éventuelle inquiète les producteurs bordelais à cause d'éventuelles spéculations autour des noms de domaine, même si les entreprises gestionnaires d'adresses, les "registars", sont dans le même temps soumises à des règles plus strictes.

Le .cat est le moyen le plus simple, pour les entreprises multinationales et les grandes sociétés de s’adresser directement et efficacement à un marché potentiel de 10 millions de personnes.

Jordi Iparraguirre, Directeur du PuntCAT 

Trois bonnes raisons d’avoir un .bzh


- Les entreprises bretonnes, mais aussi les associations, les collectivités pourront se prévaloir de leur identité. Le "puntcat" catalan, autorisé en 2005 et qui est restée jusqu'à présent la seule communauté linguistique a avoir son propre suffixe, a été un succès. qui a précédé le ".bzh", a été un succès avec plus de 40 000 noms de domaines.

- La Bretagne sera plus visible dans l'océan qu'est internet. Grâce à une extension en .bzh, les moteurs de recherches devraient mieux identifier les sites liés à la région et à la culture bretonne.

- Bretons du monde entier, unissez-vous... sur internet. Avec le .bzh, quiconque aura, ou se sentira, un rapport avec la Bretagne, pourra s'en prévaloir à travers l'adresse de son site internet. Selon www.bzh qui va devenir entreprise gestionnaire de noms de domaine, il suffira de justifier une adresse postale en Bretagne. Mais le .bzh "s’adressera également aux personnes physiques ou morales non résidentes en Bretagne et désireuses de manifester
leur attachement à la Bretagne et à ses expressions linguistiques et culturelles"
. Ainsi, un cercle celtique de la région parisienne, mettons celui de Poissy, n'aura plus comme adresse http://poissy.gwalarn.org/ mais éventuellement http://poissy.gwalarn.bzh!



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