Quand l'escalade russo-européenne s'immisce dans le projet de centrale gaz de Landivisiau

Le contexte géopolitique actuel, la crise Ukrainienne et l'escalade russo-européenne, qui en découle, suscite quelques inquiétudes pour le projet de centrale gaz de Landivisiau dans le Finistère. Un équipement dépendant des importations de gaz, dont la Russie est un des principaux producteurs.

Par Krystell Veillard

Quand on sait que 98 % du gaz consommé en France est acheté, que l'Europe est dépendante du gaz russe pour un tiers de son approvisionnement, les gesticulations actuelles entre la Russie et l'Europe, à propos de l'Ukraine, ont de quoi inquiéter. L'Union européenne a beau affirmer sa détermination à réduire sa dépendance énergétique envers la Russie, les alternatives au gaz russe sont limitées et coûteuses. Les gazoducs européens par exemple, sont alimentés par un seul et unique fournisseur : le Russe Gazprom.

Une Centrale, mais avec quel gaz ?

A Landivisiau dans le Finistère, où le projet de Centrale au gaz n'en finit plus de faire des vagues, les opposants rappellent le paradoxe de vouloir renforcer l'autonomie énergétique de la Bretagne, par la construction d'une centrale dépendante de la transformation d'une énergie fossile importée.
Les promoteurs du projet se veulent eux, rassurants, en mettant en avant la nécessité pour la Russie d'exporter son gaz et la possibilité aussi d'aller en chercher vers d'autres pays producteurs.

Le reportage à Landivisiau (29) de Muriel Le Morvan et Florence Malésieux


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Interviews :
- Christine Bertho, collectif Gaspare opposé au projet de centrale
- Jean Le Vourch, Association GESPER (pour la centrale)

 

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