Municipales : la vague bleue atteint la Bretagne

Symbole de la vague bleue en Bretagne, Ludovic Jolivet (UMP) l'emporte à Quimper sur Bernard Poignant (PS) / © AFP - F. Tanneau
Symbole de la vague bleue en Bretagne, Ludovic Jolivet (UMP) l'emporte à Quimper sur Bernard Poignant (PS) / © AFP - F. Tanneau

A l'issue de ces élections, la droite aura ravi en Bretagne une trentaine de villes (+3500 hab) à la gauche. Le résultat le plus cinglant est la victoire de Ludovic Jolivet à Quimper sur le PS Bernard Poignant, conseiller du Président. Un signe que le scrutin ne s'est pas limité aux enjeux locaux.

Par Thierry Peigné

A l'occasion des élections municipales des 23 et 30 mars, en métropole 187 villes de plus de 9 000 habitants ont changé de bord politique, selon le décompte établi par francetv info (les maires sortants élus en 2008, et réélus en 2014 sous une étiquette différente n'ont pas été comptabilisés). Sur ces 187 villes, pas moins de 171 communes de gauche ont basculé à droite ! Une véritable débâcle électorale pour le PS. A l'inverse, seules six villes de droite ont basculé à gauche. De son côté, le FN, qui ne comptait aucun maire, a réussi à conquérir dix villes : cinq étaient jusqu'à présent dirigées par un maire de gauche, et cinq autres par un maire de droite.

Dans ce contexte national, l'Ouest rose a été balayé par la vague bleue qui a atteint la Bretagne de plein fouet, une véritable "Bérézina" pour la gauche comme l'a qualifiée Jean-Jacques Urvoas, le député PS finistérien, au micro de l'une de nos équipes.

Symbole de cette poussée de la droite, la victoire écrasante de l'UMP Ludovic Jolivet (56,65%) à Quimper sur le socialiste Bernard Poignant (45,35%). Le conseiller de François Hollande a fait les frais du vote sanction à l'encontre de la politique nationale du gouvernement.
Ludovic Jolivet (UMP), élu à Quimper
Interview : M. Le Morvan / C. Collinet

Le Parti Socialiste espérait un réveil des abstentionnistes pour inverser la tendance du 1er tour. Il n'a pas eu lieu et le taux de participation a même diminué par rapport à la semaine précédente. En Bretagne il est de 63,86 %, en recul de 3,4 points par rapport à celui du 23 mars

Des victoires significatives à droite

A l'issue de ces élections, la droite prend près d'une trentaine de villes de plus de 3500 habitants à la gauche
- Quimper, Pont-l'Abbé, Rosporden, Plabennec, Pluguffan, Scaër, Moëlan-Sur-Mer, Lannilis dans le Finistère;
- Auray, Ploemeur, Ploërmel, Pontivy, Arradon, Quéven, Questembert, Inzinzac-Lochrist, Brech dans le Morbihan;
- Pordic, Hillion, Plédran, Plouha dans les Côtes-d'Armor;
- Bruz, Cesson-Sévigné, Châteaubourg, Mordelles en Ille-et-Vilaine.

A noter que la droite conserve également des mairies remportées en 2008 comme Morlaix, Châteaulin et Landerneau.

Les trois plus grandes villes à gauche

Maigre consolation pour la gauche bretonne. Elle conserve les trois plus grandes villes bretonnes : Rennes, où Nathalie Appéré s'impose largement (55,83%), BrestFrançois Cuillandre (52,71%) l'emporte plus justement et Lorient où Norbert Métairie est réélu confortablement (42,16%) dans une quadrangulaire.

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