Les défis de Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire

Nicolas Hulot a été nommé ce mercredi 17 mai ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement d'Edouard Philippe sous la présidence d'Emmanuel Macron. / © Bertrand GUAY / AFP
Nicolas Hulot a été nommé ce mercredi 17 mai ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement d'Edouard Philippe sous la présidence d'Emmanuel Macron. / © Bertrand GUAY / AFP

Nicolas Hulot a été nommé ministre de la Transition écologique et solidaire dans le gouvernement d'Edouard Philippe. Figure forte de l'écologie, il a accepté d'être ministre après des années de réflexion. La tâche ne sera pas simple, avec des dossiers compliqués comme Notre-Dame-des-Landes.

Par LH

Il aura fallu attendre 15 ans, pour voir Nicolas Hulot ministre. Le militant écologiste a été approché par différents chefs d'Etat : Jacques Chirac en 2002, Nicolas Sarkozy en 2007 et encore récemment François Hollande, début 2016.

Mais c'est finalement sous la Présidence d'Emmanuel Macron que Nicolas Hulot, qui réside à Saint-Lunaire (Ille-et-Vilaine), a "accepté de poursuivre [s]on action en rejoignant le gouvernement en tant que ministre d’Etat à la Transition écologique et solidaire" comme il l'indique sur Twitter. 

Figure emblématique de l'écologie en France, il dit avoir "l'intention, sans en avoir la certitude que la donne politique ouvre une nouvelle opportunité d'action que je ne peux pas ignorer. Je considère surtout que l'urgence de la situation m'impose de tout tenter pour faire émerger le nouveau modèle de société que nous appelons collectivement de nos voeux. J'espère que cette nouvelle donne offrira un terreau fertile pour le construire enfin". 

Un Premier ministre "pas très écolo"

Nicolas Hulot occupe une place de choix dans l'organigramme : deuxième des ministres dans l'ordre protocolaire. Il aura la lourde tâche "d'écologiser" le Président de la République Emmanuel Macron, souvent critiqué pour ne pas avoir assez évoqué l'écologie et l'environnement. 

Le Premier ministre Edouard Philippe n'est pas, non plus, ce qu'on pourrait appeler un fervent défenseur de l'écologie. Ancien directeur des affaires publiques d'Areva accusé d'être impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par l'Observatoire du nucléaire, opposant à la loi relative à la transition énergétique pour la croissante verte adoptée définitivement le 17 août 2015, le profil d'Edouard Philippe ne ravit pas les associations environnementales.

Interrogée sur Franceinfo, Cécile Duflot, députée Europe Écologie Les Verts et ancienne ministre du Logement et de l'Égalité des territoires, a quant à elle déclaré que la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement "peut être un trophée. Soit c'est un trophée, mais je fais confiance à Nicolas Hulot pour être parfaitement conscient de ce risque-là, il l'a déjà vécu. Soit il arrive à faire bouger le président et là, ce serait une bonne nouvelle."
Matthieu Theurier sur la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition énergétique
Matthieu Theurier, candidat écologiste aux législatives Conseiller municipal EELV ville de Rennes

Le dossier Notre-Dame-des-Landes

En tant que ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot devra se frotter à plusieurs dossiers, comme la centrale de Fessenheim, les énergies fossiles et renouvelables, l'alimentation biologique ou encore les perturbateurs endocriniens. 

Dans le grand ouest, celui de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes fait beaucoup parler et réagir. Nicolas Hulot s'était clairement positionné contre. Après le référendum qui a vu le "Oui" l'emporter avec 55,17% des voix, l'ancien présentateur du magazine Ushuaïa s'était dit "profondément attristé" mais avait accepté le résultat. 
De son côté, Emmanuel Macron s'était prononcé pour la nomination d'un médiateur auquel il donnera six mois pour produire une étude sur la possibilité d'agrandir l'aéroport actuel. Il avait dit ne pas vouloir faire évacuer la zone de force. 

Minute web sur les réactions à la nomination de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique et solidaire
Eric Pinault fait une revue de web des réseaux sociaux suite à la nomination de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique et solidaire

Entre un Président de la République et un Premier ministre jugés peu portés sur l'écologie et des dossiers compliqués à négocier, la tâche de Nicolas Hulot en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire ne s'annonce pas simple. D'autant plus pour une première.

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