Richard Ferrand a fait son retour mardi à l'Assemblée nationale, au lendemain de l'annonce de son départ du ministère de la Cohésion des territoires.

Réélu largement dimanche dernier dans la circonscription de Carhaix-Châteaulin, le député finistérien a laconiquement déclaré aux journalistes qu'il venait "voir les députés" LREM, à son arrivée au Palais Bourbon.

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A la demande du chef de l'Etat Emmanuel Macron, Richard Ferrand a accepté de quitter le gouvernement pour briguer le poste-clé de la présidence du groupe de la majorité présidentielle. Un groupe fort de 308 députés LREM (hors MoDem).

Une "exfiltration" commentée en centre Bretagne

Sanction ou promotion, l' "exfiltration" du fidèle d'Emmanuel Macron, a fait réagir ses adversaires politiques dans son fief du centre Bretagne. 

Pour Gaëlle Nicolas (Les Républicains) qui s'est retrouvée face à Richard Ferrand dans le second tour des législatives, "il y a eu tromperie de la part du député auprès de ses électeurs qui n'ont pas été indifférents à son statut de ministre" lors de la campagne électorale.

Même réaction de Christian Troadec, maire de Carhaix et candidat "Oui la Bretagne" battu dès le premier tour, qui parle de mensonge. Selobn lui, Richard Ferrand a fait campagne sur le fait qu'il y aurait un ministre pour défendre les intérêts du centre Bretagne.

Réactions à l' "exfiltration" de Richard Ferrand du gouvernement

Dans un contexte de remaniement au lendemain des élections législatives, le Finistérien Richard Ferrand quitte le gouvernement. A la demande d’Emmanuel Macron, Richard Ferrand, réélu député dimanche 18 juin, va briguer la présidence du groupe « La République en Marche » à l’Assemblée Nationale. Alors, quelles réactions à cette annonce du côté de Carhaix. Intervenants : Gaëlle Nicolas, candidate battue Les Républicains Circonscription de Carhaix-Châteaulin (29) - Christian Troadec, maire de Carhaix et candidat battu "Oui la Bretagne" Circonscription de Carhaix-Châteaulin (29)  - Reportage : M. Le Morvan - I. Frohberg


Pas question d'immunité parlementaire

Ce mardi matin, Richard Ferrand a assuré qu'il n'était "pas question d'immunité" parlementaire si la justice souhaitait l'entendre dans le cadre de l'enquête préliminaire dont il fait l'objet. Le député est sous la menace d’une procédure judiciaire pour sa mise en cause dans une affaire immobilière. Fin mai, Le Canard enchaîné révélait que les Mutuelles de Bretagne, alors que Richard Ferrand en était le directeur général, avaient décidé en 2011 de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.