Le navire soupçonné de pollution est reparti de Brest

Le "Thisséas", ce vraquier soupçonné de pollution volontaire par hydrocarbures et dérouté vendredi sur Brest, est reparti. La caution de 500 000 euros a été payée. Le capitaine et l'équipage nient les faits.

  • Par Thierry Peigné
  • Publié le , mis à jour le
Le Thisseas repéré mercredi avec une pollution de 42 km de long dans son sillage © Marine nationale

© Marine nationale Le Thisseas repéré mercredi avec une pollution de 42 km de long dans son sillage

Le vraquier "Thisséas", battant pavillon du Libéria et transportant du chlorure de potassium, est reparti ce lundi de Brest vers 15h. Soupçonné de pollution volontaire, avec une nappe d'hydrocarbures de 42 km de long observée dans son sillage, il avait été dérouté la semaine dernière sur le port finistérien. L’armateur grec a payé la caution de 500 000 euros. Éric Mathais, le procureur de la République à Brest, a donc levé son immobilisation.

L'équipage nie tout dégazage volontaire

Lors des auditions à bord, menées samedi et dimanche par la gendarmerie maritime de l’Atlantique avec l'aide de deux interprètes, l'équipage s'est montré coopératif. Il nie néanmoins avoir vu ou constaté une avarie ou anomalie sur le bateau et ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés.
Procureur sur suite plooution cargo

Eric Mathais, procureur de la République de Brest / Reportage : B. Gilbert - C. Aubaile  -   - 


Capitaine et armateur convoqués en novembre debant le tribunal

Le procureur de la République a convoqué le capitaine et l'armateur devant le tribunal correctionnel de Brest le 3 novembre 2016. Si la loi ne prévoit pas de peine d’emprisonnement, la peine d’amende peut aller jusqu’à 15 millions d’euros.

L'actu de votre région en vidéo

Baie du Mont-Saint-Michel : des spécialistes japonais en agroalimentaire se forment aux AOP

Des spécialistes japonais en agroalimentaire sont en tournée dans le grand Ouest pour se familiariser avec les Appellations d'Origine Protégée (AOP), sigle qui permet de valoriser un produit du terroir. Ils se sont rendus en baie du Mont-Saint-Michel pour en apprendre plus sur les moules de bouchot. Intervenants : Maud Rothmann, Déléguée de l'Institut National de l'Origine et de la Qualité (INAO) - Jun Sakai, Chercheur au Food Marketing Research and Information Center au Japon - Nicolas Lebeau, Mytiliculteur en Baie du Mont-Saint-Michel

Lire l'article
Baie du Mont-Saint-Michel : des spécialistes japonais en agroalimentaire se forment aux AOP
les + lus
les + partagés