Prénom breton Fañch : nouvel épisode dans l'affaire du “ñ tildé”

Jean-Christophe et Lydia Bernard aimeraient appeler leur fils Fañch. Il s'agit d'un prénom breton, qui leur est refusé par l'état civil en raison du tilde. / © Florence Malésieux
Jean-Christophe et Lydia Bernard aimeraient appeler leur fils Fañch. Il s'agit d'un prénom breton, qui leur est refusé par l'état civil en raison du tilde. / © Florence Malésieux

L'affaire se complique pour le prénom du petit Fañch, né à Quimper le 11 mai 2017. L'Etat civil avait d'abord refusé le prénom, puis sous la pression, avait finalement consenti au ñ. Nouveau rebondissement, le procureur de la République a convoqué les parents. Décision le 13 septembre.

Par Krystell Veillard

Le juge devra trancher l'affaire le 13 septembre prochain. Le bébé, pourra t-il porter son prénom avec un ñ tildé ou sans ? C'est toute la question. 

Pour comprendre toute l'histoire, petit résumé des épisodes précédents. Quelques jours après la naissance de leur bébé, le 11 mai 2017, l'Etat civil de Quimper a signifié aux parents qu'ils ne pouvaient pas le prénommer Fañch, avec un ñ tildé. Lettre qui n'apparait pas dans l'alphabet français. Une circulaire du 23 juillet 2014 relative à l'état civil et publiée au Journal Officiel liste en effet les signes diacritiques autorisés par l'administration française et le "ñ" comportant un tilde, présent dans l'alphabet espagnol, n'y figure pas. 

La circulaire contournée


Il est donc demandé aux parents de trouver un autre prénom à leur petit garçon. Mais sous la pression médiatique et des élus, la ville de Quimper décide de contourner la fameuse circulaire et d'autoriser le prénom. Citant notamment dans son communiqué la Cour européenne des Droits de l’Homme, qui affirme que "le choix du prénom revêt pour les parents un caractère intime et affectif et entre par conséquent dans la sphère de la vie privée". La ville ajoutait encore : "Il n’y a, à nos yeux, aucune raison, qu’elle soit juridique ou humaine, pour que Fañch soit privé du tilde qui orne son prénom. Ce n’est ni accessoire, ni anodin".
L'affaire semblait donc close et les deux parents, tous les deux Bretons et attachés à la région, rassurés. Mais la justice, par la voix du procureur de la République s'en est mêlée. Réponse le 13 septembre prochain.



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