Drone de course : dans les yeux du Malouin Thomas Grout, champion de France junior

Thomas concentré pendant un entraînement avec son drone / © V. Chopin - France 3 Bretagne
Thomas concentré pendant un entraînement avec son drone / © V. Chopin - France 3 Bretagne

Lunettes visées sur le nez et manettes entre les doigts, le champion de France junior de pilotage de drone de course est en plein entrainement. Fin octobre,  le Malouin Thomas Grout disputera une nouvelle étape de Coupe du Monde en Corée du Sud. Objectif final : le podium !

Par Valérie Chopin

Thomas, 16 ans, ne voyage pas léger. Quand le jeune Malouin vient s’entraîner sur le terrain de l’AMCCE (l’Aéro-Modèles-Club de la Côte d'Emeraude) à Plerguer, en Ille-et-Vilaine, il emmène une remorque remplie de matériel. "On a tout en double voire en triple", reconnaît son père Frédéric.

Outre ses drones de course, la remorque regorge de caisses à outils, batteries, plots, arceaux et autres flammes utiles au dessin du parcours que Thomas va devoir effectuer. "Cela représente entre 8.000 et 10.000 euros par an, rien que pour le matériel, complète le père du compétiteur, heureusement que deux sponsors prennent ça en charge, en plus des déplacements internationaux !"

500 hélices par an


Les premiers tours de l’engin orangé de Thomas permettent vite de comprendre pourquoi tout ce déballage. Le FPV Raceur (c’est le terme précis utilisé pour désigner ce drone de course) part à une telle vitesse de la ligne de départ installée par Frédéric, que l’engin tape rapidement dans une des portes qui se dressent sur son passage.

On vole en moyenne à 60-70 km/h, avec des pointes de vitesse à 140 km/h .


À cette vitesse de croisière, pas étonnant que quelques hélices volent sous le choc : "On en utilise 500 par an… À 1 euro la pièce environ, rien que cela nous coûte 500 euros chaque année" complète son père.

Sur parcours d’entrainement, jonché d’obstacles, a été dessiné par Frédéric, architecte naval de profession. "Celui-là est typique des circuit de compétition que Thomas en 2018, avec des zones très rapides, d’autres très techniques. Il faut qu’il s’habitue à ce type de difficultés" Arches à passer, flammes à contourner, l’engin volant identifié file de plus en plus vite. "En compétition, on fait trois tours de circuit soit 1,5 km, en une minute 30 environ, calcule Thomas. Cela nécessite beaucoup de concentration."


Dans le club de modélisme de Plerguer, ils sont six pilotes, dont Thomas, à s’amuser avec ce type de drone bien particulier. "Six sur 65 adhérents, au début les pilotes "traditionnels" regardaient cette nouveauté un peu de travers, reconnaît Franck Le Bleu, le président de l’AMCCE. Mais les choses évoluent et on arrive à trouver du terrain pour que tout le monde puisse s’entraîner." Cela ne fait que trois ans que le "FPV Race", autrement dit, drone de compétition existe, mais il prend beaucoup d’ampleur.

Prochain défi de Thomas, la Coupe du Monde en Corée du Sud fin octobre, pour laquelle il ne cesse de s'entraîner en rêvant d'un podium. 


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