Paimpont : l'un des singes volés au centre de primatologie retrouvé

Deux singes de la race Mone de Campbell ont été volés à la station biologique de Paimpont. L'un d'entre eux a été retrouvé en Vendée. / © UR1/Dircom/JLB
Deux singes de la race Mone de Campbell ont été volés à la station biologique de Paimpont. L'un d'entre eux a été retrouvé en Vendée. / © UR1/Dircom/JLB

Deux singes, deux femelles "Mone de Campbell" ont été volées au centre de primatologie de Paimpont début juin. L'une d'entre elles a été retrouvée dans la douche d'un particulier, à Challans, près de la Roche-sur-Yon, en Vendée. 

Par Emilie Colin

Un singe dans sa salle de bain. C'est ce qu'a découvert un particulier samedi 8 juillet, habitant de Challans en Vendée. Le primate reconnu grâce à sa puce fait partie des deux animaux qui ont été dérobés à la station biologique de Paimpont début juin. L'animal a été pris en charge par les pompiers avant d'être rapatrié en Bretagne le dimanche. 

"On ne sait pas ce qu'elle a vécu"


Le singe retrouvé est à priori en bonne santé explique Alban Lemasson, directeur du laboratoire d'éthologie animale et humaine "Elle a l'air un peu fatiguée, pas complètement amaigrie." Il précise que les pompiers en Vendée en ont pris grand soin "elle a été chouchoutée !". Lors de son rapatriement, elle a tout de suite reconnu l'animalier venu la chercher. 

Elle se trouve désormais en quarantaine, conformément à la loi. Alban Lemasson souligne qu'il s'agit d'éviter les risques de maladie, ne sachant pas où elle se trouvait ces derniers jours. Les résultats sanguins des prélévements effectués par le vétérinaire détermineront son retour à la vie en groupe. 

Sa congénère demeure pour l'instant introuvable.

Une perte scientifique importante


C'était l'animalier de garde qui avait remarqué l'absence des deux femelles samedi 3 juin au matin. Des traces d'effraction avaient été constatées, ne laissant que peu de doute sur le vol des deux singes qui aurait été perpétré dans la nuit alors que ces deux femelles "mones de Campbell" se trouvaient dans leur groupe social natal. 

Pour le centre de primatologie qui se situe à la station biologique de Paimpont en Ille-et-Vilaine, la perte scientifique s'avère importante. Ces singes sont notamment étudiés pour leurs capacités langagières.

Dans un communiqué, l'Université Rennes 1, dont dépend la station biologique, précisait que "le stress engendré par la capture mais aussi par la séparation sociale doit être intense" pour les animaux. 




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