John G. Morris, le photographe de la libération de Rennes, est mort

John G Morris lors d'un festival de photojournalisme en Espagne / © Juan González/EFE/Newscom/MaxPPP
John G Morris lors d'un festival de photojournalisme en Espagne / © Juan González/EFE/Newscom/MaxPPP

C'est une légende du photojournalisme américain qui s'est éteinte ce vendredi, à l'âge de 100 ans. John G Morris, qui vivait à Paris, était l'éditeur des photos de Robert Capa pour Magnum. Mais aussi l'un des témoins de la libération de Rennes.

Par Stéphane Grammont

Le photographe américain John G. Morris est décédé vendredi à Paris à l'âge de 100 ans a indiqué, sur son site, l'agence Magnum, dont il a été le principal responsable durant de longues années.

Connu principalement pour ses qualités d'éditeur photo, le natif du New Jersey a notamment édité les photos exclusives de son ami Robert Capa prises lors du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, et publiées quelques jours plus tard dans le magazine américain Life.

Il avait également été témoin de la libération de Rennes, lors d'un reportage sur l'immédiat après-guerre en Bretagne. Son travail, "quelque part en France", avait été exposé en grand format. John G. Morris les avait alors commenté, il avait 97 ans.

la venue de John G Morris à Rennes
John G Morris avait également été témoin de la libération de Rennes, lors d'un reportage sur l'immédiat après-guerre en Bretagne. Son travail, "quelque part en France", avait été exposé en grand format. John G. Morris les avait alors commenté, il avait 97 ans.


Un pionnier du photojournalisme

Il fut en particulier à l'origine de la publication, en Une du New York Times, de la photo d'un policier vietnamien de Saïgon (aujourd'hui Ho Chi Minh-Ville) exécutant à bout portant un homme suspecté de collaborer avec le Vietcong, malgré les réticences d'une partie de la rédaction.

Il obtint également la publication, toujours en Une du quotidien new-yorkais, du cliché d'une jeune fille vietnamienne courant nue sur une route après un bombardement américain au napalm.

Les deux photos sont devenues des symboles de la violence du conflit vietnamien et ont valu chacune à leurs auteurs le prestigieux prix Pulitzer.

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