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Rennes : malade, la détenue basque de l'ETA sera libérée

Quelques jours après une manifestation de soutien organisée à Rennes en faveur de Lorentxa Guimon, la Cour d’appel de Paris a confirmé jeudi sa libération conditionnelle. Cette militante basque de l’organisation indépendantiste ETA souffre de la maladie de Crohn depuis des années.

  • Thierry Peigné (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le
La prison des femmes de Rennes - 28/02/2014 © AFP - F. Perry

© AFP - F. Perry La prison des femmes de Rennes - 28/02/2014

C'est la Chambre de l'application des peines de la Cour d'appel de Paris qui a confirmé jeudi la libération conditionnelle de Lorentxa Guimon. Une expertise médicale réalisée en août 2015 avait relevé les difficultés de suivi du traitement pour Lorentxa Guimon, 46 ans, incarcérée à la prison des femmes de Rennes. Cette militante française de l’organisation indépendantiste basque espagnole ETA souffre de la maladie de Crohn (système digestif) depuis des années.

Des soutiens en Bretagne

Samedi 20 février, près de 500 manifestants basques et bretons avaient défilé dans les rues de Rennes pour demander la libération de la militante basque. Cinq députés bretons ainsi que la maire PS de Rennes Nathalie Appéré avaient adressé courant février un courrier au ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas pour l'alerter sur la situation de cette détenue.


Condamnée à 20 ans de prison

Interpellée en 2003, la quadragénaire devait purger une peine de 20 ans de réclusion, résultat de la confusion de plusieurs condamnations pour ses activités au sein de l'appareil logistique d'ETA.

"La chambre de l'application des peines a pris en compte le fait que son état de santé s'est considérablement dégradé ces dernières semaines; une décision inverse aurait était incompréhensible", a déclaré Maître Paulus-Basurco, relatant que sa cliente avait été hospitalisée à trois reprises ces dernières semaines.

ETA

ETA (Euskadi ta Askatasuna - Pays Basque et Liberté), à laquelle on attribue 829 morts au nom de son combat pour l'indépendance du Pays Basque, a renoncé à la lutte armée en octobre 2011, mais  refuse toujours de se dissoudre, un préalable mis par Madrid et Paris à toute discussion sur le sort des détenus, au nombre d'environ 430, dont 93 en France.

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