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Stade rennais : un bilan mitigé et un important chantier

Pour sa première année sur le banc du Stade rennais, Christian Gourcuff n'a pas su hisser l'équipe bretonne plus haut que les années précédentes.  / © DAMIEN MEYER / AFP
Pour sa première année sur le banc du Stade rennais, Christian Gourcuff n'a pas su hisser l'équipe bretonne plus haut que les années précédentes. / © DAMIEN MEYER / AFP

Frustrante à bien des égards, la première saison rennaise sous la houlette de Christian Gourcuff présente quelques signes encourageants qui cachent mal l'ampleur du chantier encore en cours.

Par LH avec AFP

Sur le papier, le bilan strictement comptable n'a rien d'infamant pour le Stade rennais. La neuvième place correspond peu ou prou à celle des Bretons dans la hiérarchie des budgets de Ligue 1, et le total de 50 points, s'il est inférieur de 2 unités à celui de l'an dernier, est le même qu'en 2014/2015 et supérieur aux deux années d'avant (46).

"Le classement final d'une saison, c'est une sanction. Cela se joue à 1 point pour la 7ème (place). De là à dire que nous avions une équipe pour l'Europe, je pense que nous avons encore trop de manques pour y prétendre", a jugé avec lucidité l'entraîneur Christian Gourcuff après le dernier match contre Monaco (perdu 3-2).

La frustration est pourtant réelle quand on voit le nombre de points laissés en route contre les équipes les plus faibles du championnat.

Deux revers contre Bastia, 1 point pris en deux matches contre Dijon, un 3-0 contre Nancy et une défaite à Lorient 2-1, alors que les Merlus étaient au fond du trou, Rennes s'est souvent raté face à plus petit que lui. Les 2 points pris sur 24 possibles contre les quatre premiers du classement montrent aussi la difficulté de cette équipe à se sublimer contre plus gros.

Un problème en attaque, solide en défense

L'un des principaux problèmes du Stade rennais cette saison aura été l'efficacité offensive. Dix-septième attaque de Ligue 1, avec moins d'un but par match de moyenne, 12e au nombre de tirs tentés (444), 17e pour les centres (731), Rennes n'aura pas régalé ses supporters.

Les départs de Paul-Georges Ntep, Grosicki et Pedro Henrique lors du mercato d'hiver, associés au faible apport des recrues Mubele (3 buts en 15 matchs) et Kalulu (0 but en 10 matchs) ne sont sûrement pas étrangers au faible rendement offensif des Rouge et Noir.

"Le manque de percussion offensive nous a suivi tout au long de la saison" a déclaré Christian Gourcuff. 

La possession moyenne de 50% (8e de Ligue 1) du Stade rennais et surtout sa 4e place au nombre de ballons joués, derrière le trio de tête du championnat, sont des indicateurs clairs de ce qui a manqué à des Bretons habiles dans la circulation du ballon, mais en manque flagrant de percussion dans les 30 derniers mètres.

Car pour le reste, Rennes a démontré une solidité défensive indéniable, avec la 6e défense de L1 et la 3e plus faible moyenne de tirs subis (10,6 par match).

"Une génération intéressante pour l'avenir"

Yoann Gourcuff, fils de l'entraîneur, aura été un peu le symbole de ce jeu rennais : par instant séduisant, mais stérile le plus souvent.

Positionné en neuf et demi, il a disputé 27 matches, tous débutés, pour près de 2 300 minutes de jeu, soit le 7e total de l'effectif rennais, un signal très encourageant quant à sa convalescence (blessure à un pied).

À bientôt 31 ans, il n'a cependant pas suffisamment pesé dans les statistiques même s'il a été à chaque fois décisif, puisque ses 4 buts et 3 passes décisives ont offert 3 victoires et 4 nuls à Rennes. Comme il ne faut pas attendre de surprise dans l'organisation ou le jeu général la saison prochaine, l'amélioration des résultats de l'équipe et du rendement de Gourcuff junior passeront par le recrutement.

"Nous avons vu de jeunes joueurs monter comme Ramy (Bensebaïni), Joris (Gnagnon), Adrien (Hunou), Nico (Janvier) ou Firmin (Mubele). C'est une génération intéressante pour l'avenir", a jugé le coach Gourcuff.

Avec le latéral Ludovic Baal, les milieux Sanjin Prcic, Morgan Amalfitano et son indéboulonnable fils, ils font partie du "socle" sur lequel compte s'appuyer le technicien l'an prochain.

Voir plus haut ?

Pour le reste, réalités économiques obligent, "l'effectif ne sera pas le même mais ce ne sera pas une révolution" a-t-il averti.

Le départ de Benoît Costil sera à coup sûr préjudiciable pour le club brétilien. Certains joueurs comme le jeune Joris Gangnon seront également convoités par plusieurs équipes.

Reste à savoir quel sera le projet du club la saison prochaine et ses ambitions. Finir une énième fois dans le ventre mou du classement entre la 8ème et la 13ème place ou aller voir plus haut ?


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