Saint-Malo : le rappeur tunisien Weld El 15 condamné à 13 mois et demi de prison ferme

Weld El 15 a été condamné à 13 mois et demi de prison ferme pour violences conjugales, menaces de mort, consommation de produits stupéfiants et outrages à agent public par le tribunal correctionnel de Saint-Malo. / © France 3 Bretagne
Weld El 15 a été condamné à 13 mois et demi de prison ferme pour violences conjugales, menaces de mort, consommation de produits stupéfiants et outrages à agent public par le tribunal correctionnel de Saint-Malo. / © France 3 Bretagne

Le rappeur tunisien Weld El 15 a été condamné lundi à 13 mois et demi de prison ferme pour violences conjugales, menaces de mort, consommation de produits stupéfiants et outrages à agent public par le tribunal correctionnel de Saint-Malo.

Par LH avec AFP

Weld El 15, de son vrai nom Ala Edine Yacoubi, avait été interpellé le 29 mars après être entré par effraction au domicile de son ex-conjointe et proféré des menaces de mort.

Il écope d'une peine de 13 mois et demi de prison ferme et cinq mois de sursis, qui inclut la révocation de deux sursis prononcés en 2015 et 2016 pour violence sur conjoint et consommation de drogues. Cette peine est assortie d'une mise à l'épreuve de 12 mois ainsi que d'obligation de soins psychologiques liés à sa consommation de drogues.

Le tribunal a donc rejeté l'exception de nullité soulevée par son avocat lors de l'audience du 3 mai. 

La garde à vue avait bien été levée pendant l'hospitalisation

Me Matteo Bonaglia avait fait valoir que le délai de la garde à vue de son client n'avait pas été respecté, "un total de 57 heures, soit 9 heures de plus que la limite légale", englobant l'hospitalisation du prévenu, blessé au talon d'Achille après être entré par effraction au domicile de la victime.

Le parquet a indiqué que la garde à vue avait bien été levée pendant l'hospitalisation, impliquant une durée totale de 33 heures. L'immobilisation du prévenu à son lit d'hôpital avait été demandée par les équipes médicales, face à l'état d'ivresse et au refus de soins du patient.

Ce n'est pas le procès d'un artiste

Lors de l'audience, qui s'est tenue dans une atmosphère parfois tendue, le parquet comme les parties civiles ont tenu à distinguer le rôle du rappeur tunisien, l'une des égéries de la révolution tunisienne, des faits pour lesquels il a été convoqué devant la justice.

"Ce n'est pas le procès d'un artiste mais le drame très ordinaire de la violence conjugale", a insisté Jean-Michel Sourdin, avocat des parties civiles.

M. Yacoubi est installé depuis mars 2015 à Saint-Malo. Père d'un enfant né début 2017 en France, il est par ailleurs visé par une procédure d'expulsion. Les services de l'Etat le soupçonnent d'avoir entretenu des liens d'amitié avec le rappeur tunisien Emino, parti en Syrie rejoindre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). La rappeur s'est toujours défendu de toute sympathie envers l'EI.

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