Jean-Yves Le Drian renonce à ses indemnités de président de la région Bretagne

Jean-Yves Le Drian applaudi à la ferme de la Harpe à Rennes après sa victoire au second tour des élections régionales / © J.M. Piron
Jean-Yves Le Drian applaudi à la ferme de la Harpe à Rennes après sa victoire au second tour des élections régionales / © J.M. Piron

Alors qu'il a prévu de réveillonner sur le porte-avions Charles-de-Gaulle dans le Golfe, Jean-Yves Le Drian a annoncé qu'il va renoncer à ses indemnités de président de la région Bretagne, tant qu'il sera ministre de la Défense et se contenter de celles de simple conseiller.

Par Stéphane Grammont

C'est pour l'hebdomadaire Le Point le signe d'un cumul qui sera « plus long que prévu ». Tant qu'il sera ministre de la Défense, et donc qu'il cumulera avec la fonction de président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian renoncera à ses indemnités de président, soit 5 512 euros brut par mois, et ne percevra que celles de simple conseiller, soit 2 661 euros brut mensuels.

C'est ce qu'il devrait annoncer, selon un de ses proches cité par l'hebdomadaire, dans le courant de la semaine prochaine. Certainement lors de la prochaine session du conseil Régional qui se tiendra le 8 janvier.

Le geste, symbolique, confirme sa volonté de déléguer ses missions aux vice-présidents, notamment Loïg Chesnais-Girard pour l'économie, et Olivier Allain pour l'agriculture.


Réveillon sur le Charles de Gaulle


Un ministre de la Défense, qui se rendra ce jeudi sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, stationné dans le Golfe, à l'issue d'une rencontre avec des militaires dans les rues de Paris. Le Charles-de-Gaulle, qui a appareillé le 18 novembre de Toulon peu après les attentats de Paris ayant fait 130 morts, a d'abord été déployé en Méditerranée Orientale puis dans le Golfe pour intensifier les frappes françaises contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et Syrie.
L'opération Chammal mobilise 3 500 militaires contre l'EI au Moyen-Orient, tout comme Barkhane contre les groupes jihadistes sévissant au Sahel. L'opération Sentinelle déploie de son côté 10 000 militaires sur le territoire national - dont 6.500 en Ile-de-France et 2.500 dans Paris intramuros - depuis les attaques de janvier et novembre.
"Jamais il n'y a eu autant d'éléments mobilisés pour la sécurité des Français. L'opération Sentinelle est la plus importante que mènent aujourd'hui les forces armées, mais c'est le même combat, le même ennemi" que celui des opérations extérieures, a précisé le ministre dans une référence à la menace jihadiste. "Tous les moyens sont mis en oeuvre pour que les fêtes se déroulent bien mais il faut rester extrêmement vigilant, les menaces sont toujours là", a-t-il estimé.

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