Dans le Finistère, où la République en marche s'octroie les 8 circonscriptions, le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, pilier de la République en marche, s'impose dans la 6è avec 56,53% des suffrages face à la candidate des Républicains, Gaëlle Nicolas. Les électeurs ne lui ont donc pas tenu rigueur de son implication dans une affaire immobilière"En Finistère c'est huit sur huit, c'est vous dire si ici nous avons une France d'avance", s'est réjoui le ministre, commentant ce succès dans sa permanence à Châteaulin. 

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Dans la 1ère circonscription, l'ancien ministre socialiste de la Justice Jean-Jacques Urvoas mord la poussière. Avec 45,55% des voix, il se fait battre par Annaïg Le Meur, une kinésithérapeute. 

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Dans les six autres circonscriptions, les candidats du mouvement créé par le président de la République, Emmanuel Macron, s'imposent largement, seul Erwan Balanant (8è circonscription) s'adjugeant une victoire étriquée avec 51,45% des voix, soit quelque 1.000 voix d'avance sur son concurrent socialiste Michaël Quernez.

Le Morbihan, département champion de l'abstention


Carton plein aussi dans le Morbihan pour la République en marche : ses candidats ou celui se réclamant de la majorité présidentielle s'imposent dans les six circonscriptions. Paul Molac, ardent défenseur de la culture bretonne, député sortant et rallié macroniste, avait pour sa part été réélu dès le premier tour. 

Dans ce département, l'abstention dépasse les 50% dans chacune des circonscriptions, le record étant détenu par celle de Lorient, chère au ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, où le taux d'abstention dépasse les 56%.

L'opposition obtient trois sièges


Dans les deux autres départements bretons, l'Ille-et-Vilaine et les Côtes-d'Armor, les opposants à la République en marche privent le parti présidentiel de trois sièges. 

En Ille-et-Vilaine, où les taux d'abstention dépassent partout les 50% (57,61% dans la 1ere circonscription de Rennes-Sud), l'UDI Thierry Benoit s'est fait réélire dans la 6e circonscription avec plus de 6.000 voix d'avance sur Nolwenn Vahé. Dans la 7e, Gilles Lurton (Les Républicains) a conservé son siège de Saint-Malo face à Valérie Fribolle (56,21% contre 43,79%).

En revanche, dans la 5e, la députée sortante LR Isabelle Le Callennec, une des porte-parole de François Fillon, s'incline devant Christine Cloarec (REM), une professeure de danse modern'jazz, conseillère municipale depuis 2008 à Vitré, le fief de Pierre Méhaignerie.

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À noter le très gros score de Laurence Maillart-Méhaignerie (MoDem, majorité présidentielle), nièce par alliance de l'ancien Garde des Sceaux Pierre Méhaignerie, dans la circonscription de Rennes-Nord : elle écrase de plus de 17.000 voix (74,44 % des suffrages) le candidat Les Républicains Bertrand Plouvier, chef de file de l'opposition à Rennes. 

Enfin, dans les Côtes d'Armor, seul Le Républicain Marc Le Fur résiste au rouleau compresseur En Marche ! et sauve son siège, dans la 3è circonscription de Loudéac-Lamballe. Il retrouvera l'Assemblée nationale pour un 5è mandat. Talonné par son opposant Olivier Allain (REM) à l'issue du premier tour, Marc Le Fur s'est imposé avec 54,32 % des voix dans une circonscription où les électeurs se sont un peu plus mobilisés, le taux d'abstention étant de 42,40%.

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Aucune des quatre autres circonscriptions ne résiste à la vague de la République en Marche et son allié MoDem. Symbole du profond renouvellement des élus en Bretagne, Hervé Berville (REM), 27 ans, né au Rwanda et évacué aux premiers jours du génocide, bat à plate couture son opposant Les Républicains avec près de 12.000 voix d'écart (64,17% des voix contre 35,83 % pour Didier Deru) dans la 2e circonscription. Adopté à l'âge de 4 ans par une famille bretonne, ce jeune député, qui assure notamment des missions d'économiste en Afrique pour l'Agence française de développement, était inconnu des Costarmoricains il y a encore un mois.

Un vrai renouvellement ? 


Sur le plateau de France 3 Bretagne, le politologue Thomas Frinault livre son analyse sur les futurs députés bretons. 

Second tour des législatives : analyse de Thomas Frinault