Les porcs invendus, une charge financière pour les éleveurs

Les ventes de porcs sont suspendues avec la fermeture du marché du cadran, à Plérin (22). Des éleveurs sont contraints de garder leurs bêtes qui risquent de dépasser le poids réglementaire pour leur vente. Exemple dans un élevage à Lanhouarneau (29).

Porcelets dans un élevage à Lanhouarneau (29).
Porcelets dans un élevage à Lanhouarneau (29).
800 grammes par jour : c'est le poids que prennent les porcs dans les élevages. Et ceux qui sont arrivés à maturité risquent de dépasser les 95 kg réglementaires. Un problème pour l'éleveur : ils seront vendus moins chers et auront coûté plus cher à produire, notamment en nourriture.

Dans l'élevage de Lanhouarneau (29) que nos équipes ont visité, il naît 300 porcs toutes les trois semaines. La moitié sont vendus au marché au cadran, à Plérin (22). L'éleveur a une centaine de porcs en attente, pour une valeur d'environ 15 000 euros.

Pour cet éleveur, la crise ne date pas d'hier : cela fait des mois qu'il a du mal à vendre ses porcs, car les frigos des abattoirs sont pleins. La viande française plus chère que celle qui vient d'Allemagne ou d'Espagne, trouve plus difficilement preneur, surtout depuis l'embargo russe.  

Sans mesures d'urgence, cet éleveur s'attend à une fin d'année particulièrement difficile, l'hiver étant généralement une saison où la consommation de porc diminue.
durée de la vidéo: 01 min 24
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