Handicap : gravir le Kilimandjaro pour convaincre au sommet

Yann Jondot, maire de Langoëlan est aussi éducateur sportif auprès des sapeurs-pompiers / © B. Le Borgne - France 3 Bretagne
Yann Jondot, maire de Langoëlan est aussi éducateur sportif auprès des sapeurs-pompiers / © B. Le Borgne - France 3 Bretagne

Gravir le Kilimandjaro en fauteuil roulant. C'est le pari fou que s'est fixé Yann Jondot, maire de Langoëlan. Il souhaite faire passer un message fort au sommet de l'État pour faire respecter et financer les lois d'accessbilité de lieux publics et privés aux personnes handicapées. 

Par Emilie Colin

Yann Jondot maire de Langöelan dans le Morbihan est devenu handicapé suite à un accident de moto. Militant, il œuvre au quotidien dans sa commune pour faire passer le message de l'accessibilité, et surtout le faire appliquer. Après avoir fait construire des logements adaptés, il a décidé d'aller plus loin dans son investissement et d'interpeller l'État. Le 18 octobre prochain, il ira gravir le Kilimandjaro.


Avec ce nouveau  défi, Yann Jondot veut rappeler au chef de l'État ses engagements lors de la campagne présidentielle. Emmanuel Macron avait fait six promesses. Il avait notamment déclaré "Ce sera l’une des priorités de mon quinquennat parce qu’aujourd’hui, il y a des dizaines de milliers de personnes en situation de handicap qui sont sans solution." 

D'un sommet vers un autre


Aller au sommet pour convaincre le sommet de l'État, c'est ce qu'espère Yann Jondot. Le voyage au Kilimandjaro doit durer 12 jours et aura aussi pour ambition de soutenir des personnes handicapées, sur place. "On va apporter un container avec du matériel médical et para-médical ainsi que des fournitures scolaires, en collaboraton avec Kerpape. On va également aider deux personnes à monter leur projet professionnel." explique Yann Jondot. Il est possible de participer financièrement à ce projet en envoyant un mail à la mairie, pour ceux qui le souhaitent. 



Après le Kilimandjaro, Matignon


En novembre, Yann Jondot aura rendez-vous à Matignon. Il a trois revendications :

- mettre des panneaux indiquant un label "handicap" pour chaque commune de France, qui témoignerait d'un effort collectif sur les questions d'accessibilité,
- que le budget de l'enveloppe parlementaire (désormais supprimée) soit redistribué à l'accessibilité, "une priorité nationale" voulu par Emmanuel Macron
- la défiscalisation des travaux d'accessibilité, menés par des structures privées. 

Un livre blanc, rédigé par des personnes en situation de handicap non visible devrait également être remis au gouvernement à ce moment-là. 





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