Prendre les airs aux commandes d’un avion est sans doute plus accessible qu’on ne le pense. Accessible au sens des capacités individuelles de chacun. Financièrement c’est tout relatif. Le brevet de base coûte en moyenne 6000 à 7000 euros. La Fédération Française de l’aéronautique subventionne jusqu’à 2000 euros les moins de 21 ans. En Bretagne, 21 aéroclubs forment les futurs pilotes, et la région compte actuellement 2000  licenciés.

"Quand je décolle, je me sens vraiment heureuse"

Marine a 17 ans. Elle passe son bac cette année et espère décrocher dans la foulée son BB, le brevet de base qu’elle prépare actuellement à l’aéroclub de Rennes Ille-et-Vilaine (ACRIV).

C’est le premier sésame pour faire son entrée dans le ciel. Il permet de voler seul dans un rayon de 30 kilomètres autour d’un aérodrome. Accessible dès 15 ans, il se compose d’une épreuve théorique et d’une formation pratique d’au moins 10 heures de vol (6 heures de double commandes et 4 heures seul à bord). En réalité, les apprentis pilote effectuent en moyenne 30 heures de vol avant de passer le BB. Pour voler plus loin et transporter des passagers, il faudra envisager une licence de pilote d’avion léger (LAPL) voire une licence de pilote privé avion (PPL).

Prendre son envol à l'aéroclub de Rennes Ille-et-Vilaine

Un reportage de E. Pinault, V. Bars, AM. Rouanès, Ludovic De Carsin / Avec Guy Grangeré, président aéro-club Rennes Ille-et- Vilaine - Marine Duchaigne, lycéenne, future pilote - André Paris, Instructeur Aéro-club Rennes Ille-et-Vilaine - Claude Pannetier, Pilote. 20 000 heures de vol


Il n’y a pas de cours obligatoires pour les épreuves théoriques, mais certains aéroclubs comme celui de Rennes proposent des cours du soir gratuits. C’est moins grisant qu’un vol mais tout aussi important.

Pour André Paris, instructeur à l’ACRIV : "là-haut tous les sens doivent être en éveil. Il faut écouter le son du moteur pour savoir si tout va bien, être en phase avec ce qui se passe à l’extérieur, la météo, comment elle évolue. C’est toujours plein d’impondérables et si on ne connait pas la clé de tous ces domaines, eh bien on est incapable de faire face", d’où l’intérêt d’une maîtrise théorique sans faille.


Objectif plaisir

 

Le plaisir c'est d’emmener sa famille ou ses amis voler au-dessus du Mont Saint Michel par exemple, dit Guy Grangeré, le président de l’ACRIV, c’est à une demie heure de vol de Rennes.
 


Un plaisir qui se conjugue avec la passion. Elle peut être raisonnable, il suffit de louer un appareil à l’heure (130 € par exemple pour une balade à 4 dans un DR400/120). Elle devient parfois dévorante pour ceux qui s’offrent un appareil, surtout si c’est une pièce de collection souvent gourmande en carburant.
 

Piloter un vieux zinc dans le Morbihan

Un reportage de E. Pinault, B. Galmiche, AM. Rouanès, D. Dallemagne / avec Jacques Saada, pilote de Navion, Aéro-club de Quiberon - Alain Audebert, Pilote de Waco, Aéro-club de Quiberon - Jean Gosselin, secrétaire association Vannes Aéro-Musée


"Oui c’est cher", admet Alain Audebert, propriétaire d’un Waco 1930 et adhérent de l’aéroclub de Quiberon. Son joli biplan consomme troi fois plus qu’un avion moderne, mais "c’est une œuvre d’art, rien à voir avec les avion en plastique aseptisés d’aujourd’hui". Des passionnés comme Alain aiment en général partager leur amour et leur connaissance des vieux aéronefs.
 

Un biplan de type Waco © E. Pinault


C’est le cas de l’association Vannes Aéro-Musée basée à Monterblanc dans des hangars aux abords de l’aérodrome de Vannes Meucon.

Ils restaurent trois appareils en vue de monter un petit musée et préparent une exposition pour commémorer le centenaire de l’arrivée des soldats américains en Bretagne lors de la seconde guerre mondiale. Rendez-vous est pris pour le 15 septembre prochain, l’exposition restera ouverte jusqu’au 1er octobre.

 

Base Aéronautique Navale de Lanvéoc : passage obligé pour les futurs pilotes de la Marine nationale


La Marine nationale pourrait-elle manquer de pilotes ? L'école d'initiation au pilotage peine à recruter. Les préjugés sur la filière ont encore la dent dure. Contrairement à ce que l'on peut croire, l'accès à cette formation ne nécessite qu'un baccalauréat. Par la suite, les postulants sont soumis à des tests physiques et psychologiques. 

La Base Aéronautique Navale de Lanvéoc accueille tous les candidats et les sélectionne avant de les affecter sur d'autres bases. 180 franchissent ses portes chaque année, alors qu'il en faudrait 220 pour assurer le renouvellement des pilotes de la Marine.

La Base Aéronautique Navale de Lanvéoc prépare les futurs pilotes de la Marine Nationale

Un reportage de E. Pinault, V. Bars, AM. Rouanès, D. Dallemagne / avec Marc Gander, Commandant Base d'Aéronautique Navale Lanvéoc-Poulmic - Lieutenant de vaisseau Jérôme, Instructeur - Elève Paul, Elève Officier Pilote Aéronautique Naval - Damien Dubois, commandant Ecole d'Initiation au Pilotage 50S - Lieutenant de vaisseau Malo, Pilote d'hélicoptère