La région Bretagne appelle le gouvernement à un moratoire sur le gel des contrats aidés

Loïg Chesnais-Girard, président conseil régional de Bretagne / © AFP - D. Meyer
Loïg Chesnais-Girard, président conseil régional de Bretagne / © AFP - D. Meyer

La région Bretagne a fortement critiqué la décision du gouvernement de diminuer le nombre de contrats aidés en 2017, "véritable coup dur porté au secteur associatif qui participe au vivre ensemble". Elle réclame un moratoire sur le gel de ces emplois.

Par Thierry Peigné

Dans un courrier adressé au Premier ministre et daté du 1er septembre, le président du conseil régional de Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, estime que la décision du gouvernement fin août de diminuer le nombre de contrats aidés en 2017 va "fragiliser fortement de nombreuses associations qui devront, si ce n'est interrompre leur activité, mettre un terme à certains contrats et par ricochet à certaines de leurs activités".

Un tissu associatif considérable

L'élu rappelle "la vitalité associative exceptionnelle" de la région, avec 65 000 associations actives, 108 000 salariés et plus de 550 000 bénévoles. Chaque année, 3 000 structures associatives voient le jour dans la région.

"Si au niveau macro dans une période de croissance l'effort de formation pour accélérer le retour à l'emploi durable est plus efficace que les emplois aidés, en revanche au niveau micro nous savons qu'une part de la population éloignée de l'emploi ne pourra trouver de travail si celui-ci n'est pas accompagné financièrement par la solidarité nationale", écrit Loïg Chesnais-Girard. Ce à quoi l'élu a ajouté lundi 4 septembre qu' "Il y a surtout un aspect que je n’oublie pas : celui de l’insertion. Car opposer la formation à l’emploi aidé, c’est nier l’insertion, or l’insertion et la formation vont de pair".

Le président de la Région dénonce une décision prise "sans concertation ni délai" et réclame "un moratoire du gel des emplois aidés dans le secteur non marchand pour 2017".


Une baisse confirmée par le Premier ministre

Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé dimanche qu'il y aurait l'an prochain "nettement moins de contrats aidés qu'en 2017", année qui doit déjà voir ce type de contrats baisser d'environ 30% par rapport à 2016. "Nous voulons progressivement réduire le nombre des contrats aidés et développer la formation", a-t-il déclaré lors de l'émission Questions Politiques de franceinfo/France Inter/Le Monde.

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