A travers chants : Marie Jeanne Gabrielle

Marie Jeanne Gabrielle, enfant de l'île de Sein / © Collection privée Louis Capart
Marie Jeanne Gabrielle, enfant de l'île de Sein / © Collection privée Louis Capart

Louis Capart dit que sa famille de l'île de Sein lui a légué en héritage non pas une maison, mais un métier. C'est en composant une chanson sur l'enfance de sa mère qu'un jour sa vie a basculé. Il était comptable dans un hôpital parisien, il va devenir chanteur. 

Par Gilles Le Morvan

Marie Jeanne Gabrielle, la maman de Louis avait après la guerre quitté l'île de Sein pour Paris. C'est là bas qu'elle avait fait sa vie, des enfants.  Avec de temps en temps, un retour au pays avec tout son petit monde.

Des voyages qui vont marquer Louis pour toujours. Les longs trajets, le bateau, les tempêtes, le rythme particulier de l'île, la langue aussi. Un jour à Sein, Louis découvre que sa mère parle breton, il ne le savait pas.

Boudée par les radios périphériques, la chanson va faire le tour du monde 


En 1981, Capart qui travaille dans un hôpital à Paris décide de faire de l'histoire de sa mère, une chanson. Marie Jeanne Gabrielle est surprise, et plutôt réservée : "Pourquoi raconter cela ? Quel intérêt ?  Sur Sein avant la guerre, la vie n'était pas rose, il n'y a pas grand-chose à valoriser". Mais Marie Jeanne Gabrielle va jouer le jeu, se raconter.  

Popularisée par Radio-France-Bretagne-Ouest, la chanson va connaître le succès en Bretagne. Et Louis Capart va même prendre son disque et son courage à deux mains pour aller frapper à la porte d'une radio périphérique à Paris. Mais il va se faire éconduire : "Votre chanson est jolie, mais en dehors de la Bretagne, ça va intéresser qui ?".

Qu'importe, Louis et sa Marie Jeanne vont enchaîner les concerts, les tournées, un peu partout dans le monde. Et Capart va troquer son métier de comptable pour celui de chanteur.

 

A travers chants : Marie-Jeanne Gabrielle Louis Capart
G. Le Morvan, T. Bouilly, T. Descamps

 

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