En Bretagne, 600 000 élèves sont inscrits dans un établissement privé ou public, en école élémentaire et dans le secondaire. En parallèle, une minorité d’élève vit une scolarité « atypique ».

L'école à la maison

Prenez le cas par exemple des enfants qui apprennent en restant à la maison, avec l’un des deux parents. Ils sont un peu moins de 500 dans la région. En France, si l’instruction est obligatoire, aucun diplôme n’est par contre requis pour enseigner.

Anne le Sayec s’est ainsi « jeté à l’eau » depuis quelques mois et enseigne tous les jours la grammaire, les sciences et les mathématiques à ses deux enfants âgés de 5 et 8 ans.

Son fils Erwan avait du mal à s’intégrer au « cadre scolaire ». Décision à donc été prise de tester cette formule, l’objectif étant de redonner goût à l’apprentissage.


Les établissements Montessori

D’autres élèves sont scolarisés dans des écoles proposant des pédagogies alternatives, comme c’est le cas par exemple avec les établissements Montessori.

Le mouvement de Maria Montessori est ancien. Il est implanté depuis le début des années 60 en Bretagne. Et pourtant, peu d’école Montessori ont ouvert leurs portes. Ces écoles sont majoritairement hors contrat, ce qui entraine des coûts d’inscriptions élevés pour les parents (plus de 2000 euros par an).

On compte quatre écoles Montessori sur le territoire breton. La petite dernière s’est implantée à St Nicolas de Redon, à la frontière avec la Loire Atlantique. Douze élèves de 4 à 11 ans fréquentent l’école.

La pédagogie repose principalement sur l’autonomie de l’élève et le mélange des âges pour éviter d’enfermer l’enfant dans un « niveau » qui peut lui faire perdre confiance.

 

La scolarité « nomade »

Certains enfants suivent une scolarité « nomade » en changeant plusieurs fois dans l’année d’établissement. Les enfants de forains ou encore les enfants des gens du voyage sont dans cette situation. 

Contrairement aux pratiques appliquées jusqu’au début des années 80, il n’existe plus aujourd’hui de classes spécifiques pour ces enfants itinérants. La solution préconisée consiste en l'accueil et la scolarisation dans les classes ordinaires correspondant à l'âge des élèves. Des regroupements temporaires sont parfois organisés pour un soutien avec des enseignants spécialisés. C’est le cas par exemple à l’école élémentaire Moulin du Comte à Rennes. 

Dans l'aménagement de ce soutien en petits groupes, il faut veiller à ce que les enfants restent dans la dynamique du travail de leur classe. Grâce à la mise en place de ces moyens pédagogiques, on constate une amélioration de la fréquentation scolaire.

Depuis 2012, une circulaire de l’éducation nationale impose à chaque académie la création de CASNAV (Centres Académiques pour la Scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de Voyageurs).

 

Les études « sportives »

Autre scolarité particulière, les élèves inscrits dans des sections sportives. Certains établissements se sont spécialisés dans l’accueil de ce type de profil. A Cesson-Sévigné près de Rennes, le lycée a créé il y a 10 ans des pôles en athlétisme, en canoë kayak et en handball. Ces élèves représentent 7% des effectifs du lycée.

Parmi eux, Agathe en terminale scientifique, l’un des meilleurs espoirs français d’épreuve combiné en athlétisme (heptatlon) et Mathieu, repéré et déjà surclassé à l’âge de 17 ans avec l’équipe pro de Cesson-Sévigné.