Orléans teste la première hydrolienne fluviale de France

L'hydrolienne "Hydroquest", installée dans la Loire à Orléans pour une phase de test / © C.Krief, France 3 Centre
L'hydrolienne "Hydroquest", installée dans la Loire à Orléans pour une phase de test / © C.Krief, France 3 Centre

Orléans est la première ville de France à tester, grandeur nature, une hydrolienne fluviale. Elle vient d'être immergée dans la Loire pour produire de l'électricité grâce à l'énergie cinétique de l'eau.

Par L.A /AFP

L'hydrofluv : la première hydrolienne fluviale française

Baptisée Hydrofluv, cette machine expérimentale a été arrimée sur une barge flottante. Mise à l'eau à l'aide d'une grue, elle est installée entre deux ponts du centre-ville.

A la différence des hydroliennes marines, ce prototype ne comporte pas d'hélice, mais deux colonnes de turbines à axe de rotation vertical qui tournent à une vitesse de 20 à 40 tours/minute pour une puissance de 40 kW. L'appareil sera relié au réseau d'ici quelques mois et devrait permettre d'alimenter l'équivalent d'une soixantaine de foyers.

Une expérimentation prévue jusqu'en 2016

L'expérimentation, prévue jusqu'en juin 2016, a p  / © C.Krief, F3 Centre our but d'optimiser les performances du produit et d'orienter le développement industriel et commercial de l'hydrolien fluvial dans le monde. Elle devrait aussi démontrer le faible impact environnemental de l'hydrolienne, notamment sur la faune, d'où le choix d'un fleuve encore "sauvage", la Loire, dont le lit est moins canalisé que celui d'autres cours d'eau.
"Nous avons des contraintes d'intégration dans le milieu, puisque nous sommes en zone Natura 2000, mais aussi d'acceptabilité sociétale par les riverains, puisque nous sommes en ville", précise Thomas Jaquier, directeur technique d'Hydroquest, la société grenobloise qui a mis au point cette machine.

Outre cette entreprise, le projet, d'un montant global de 2,46 millions d'euros, associe d'autres PME, EDF, et des pôles de compétitivité, plus la ville d'Orléans pour le déploiement en Loire. Il a obtenu le soutien financier du Fonds unique interministériel.

Un marché potentiel de 12 milliards d'euros

S  / © C.Krief i le projet est validé, l'entreprise table sur la fabrication de 300 à 500 machines par an d'ici 2020, ce qui représenterait la création d'une centaine d'emplois en France, et mise surtout sur l'export. Le potentiel du marché mondial serait de l'ordre de 12 milliards d'euros pour un total de 3 GW, principalement hors d'Europe, en Afrique et sur le continent américain notamment.

A lire aussi

Sur le même sujet

Nathalie Kerrien sur la ligne Châteauneuf - Orléans

Près de chez vous

Les + Lus

Nouveau !Abonnez-vous aux alertes de la rédaction et suivez l'actu de votre région en temps réel

Je m'abonne