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Indre : deux écoles restent à la semaine des 4,5 jours, faute de transports 10 minutes plus tôt

© FRANCOIS DESTOC/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
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Enseignants, parents d'élèves et élus étaient d'accord pour passer à la semaine des 4 jours. Seul bémol, la région refuse d'avancer le passage du car de dix minutes. 

Par Claire Courbet

Les élus et les parents d'élèves scolarisés à Mézières-en-Brenne, Azay-le-Ferron et Martizay se sentent démunis. Ils souhaitaient revenir à la semaine des 4 jours, rendue possible grâce à un décret paru le 28 juin 2017 au Journal officiel. Pourtant, cela leur a été refusé à la suite de la région qui exclut d'avancer de dix minutes les horaires des transports scolaires.

« Cela fait deux ans que mes enfants ont des semaines de 4 jours et demi et ils sont fatigués, il est très difficile de les lever dès le mercredi ou le jeudi selon les semaines », raconte Sandra. Cette maman a appris la semaine dernière que la rentrée 2017 se ferait sur le même rythme que l'année précédente. Avec d'autres parents, elle a décidé de lancer des pétitions pour porter leur voix. Elle espère que ces initiatives conduiront la région à revoir sa décision.

Les parents d'élèves agissent avec le soutien des élus. «Nous avions anticipé la sortie du décret en ayant fait un sondage auprès des parents pour connaître leurs préférences en matière de rythme scolaires et en ayant rencontré les professeurs » explique Christelle Chambard, la secrétaire générale de la communauté de communes dont dépendent les écoles. « La décision avait été prise à l'unanimité, ajoute-t-elle, et pour dix petites minutes, rien ne peut être fait ».

« C'est une situation kafkaïenne » s'exclame Jean-Michel Loupias, le maire de Martizay, l'une des communes concernées. « Revenir à la semaine des 4 jours aurait permis de soulager les enfants qui sont fatigués et en plus de faire faire des économies à la collectivité qui doit supporter les frais des temps d'activités périscolaires, mais aussi à la région qui supprimerait ainsi les cars du mercredi matin ».

De son côté la région qui en charge du transport depuis le 1er janvier 2017 à la suite de la loi NOTRE clame un manque de temps pour traiter les demandes. « Nous avons plus de 1000 circuits scolaires à gérer, déplacer des horaires, même s'il ne s'agit que de dix minutes demande beaucoup de travail » explique-t-on au cabinet du président de la Région Centre. « Le décret a été publié fin juin et nous devions rendre nos avis à l'Académie mi-juillet, on ne peut pas nous demander de faire des miracles en quelques jours » renchérit le conseiller. « La majorité des communes ont trouvé une solution, dit-il avant de conclure, du sur-mesure pourra être mis en place sans difficulté pour la rentrée 2018. »

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