Chartres : âgée de 15 ans, elle part à l'aventure en Thaïlande

© Myriam Chevé
© Myriam Chevé

Passionnée par les cultures du monde, Myriam Chevé est une jeune lycéenne de 15 ans, originaire de Chartres. Au mois de juillet, elle partira pour vivre une expérience hors du commun : habiter en Thaïlande pendant un an. Elle multiplie les actions pour financer son voyage.

Par Flora Battesti

A quatre ans, elle prenait déjà l'avion toute seule pour rejoindre de la famille au Maroc. Depuis, elle ne pense qu'à une seule chose : voyager et découvrir de nouvelles cultures. Myriam Chevé n'a que quinze ans et pourtant des projets plein la tête : se rendre dans des pays "pour briser les clichés touristiques et découvrir vraiment le pays de l'intérieur."

"Je peux rester derrière des cartes pendant des heures"

© Flick. Victor R. Ruiz
© Flick. Victor R. Ruiz
Scolarisée au lycée de Luisant, près de Chartes, l'adolescente mûrit ce projet de voyage depuis son enfance. "Je peux rester derrière des cartes pendant des heures..." Mais c'est lors de ses années collège que tout s'accélère.

"Un jour, je me suis levée et je me suis dit : Myriam, il est temps de réaliser ton rêve et tu vas y arriver."

Alors, dès la fin de sa quatrième et de sa troisième, Myriam réfléchit, étudie les cultures de différents pays, se renseigne sur le coût de la vie à l'étranger et pense à la façon dont elle pourrait partir en tant que mineure. "J'y passais mes soirées, avec le recul je me dis que j'étais un peu extrême !", se remémore-t-elle. En multipliant ses recherches, elle découvre AFS, une association à but non lucratif qui lui permettra de partir pendant un an étudier à l'étranger en vivant dans une famille d'accueil bénévole.
La lycéenne souhaite partir un an en Thaïlande pour connaître au mieux cette culture. / © Myriam Chevé
La lycéenne souhaite partir un an en Thaïlande pour connaître au mieux cette culture. / © Myriam Chevé

Immersion totale en Thaïlande

Après avoir pensé partir en Inde, la lycéenne a fait marche arrière. "Je me suis rendu compte que d'y vivre plus de deux mois serait très difficile car la différence culturelle est énorme, principalement à cause des mœurs conservatrices qui visent les femmes", explique la jeune fille. Elle s'est donc rabattue sur son second choix, la Thaïlande. "Les cultures asiatiques me fascinent et je souhaite briser les clichés que les gens ont de la Thaïlande et qui se résument aux plages de sable blanc de Phuket, du riz mangé par terre à l’aide de baguettes, la ville de Pattaya, des massages..."
C'est sur son blog qu'elle fera connaître ses expériences et qu'elle offrira une dimension de documentation, pour faire découvrir ce pays. "Je partirai dans un lycée public ou privé thaïlandais et je suivrai les cours comme les autres. J'apprendrai la langue sur le tas et je vivrai dans une famille d'accueil." Elle ignore encore si elle sera dans une ville comme Bangkok ou en pleine campagne. "Et j'aime ça, l'inconnu." Souhaitant devenir reporter de guerre, l'aventure ne lui fait pas froid aux yeux. "Il n'y a aucun pays où je ne souhaite pas aller car il y a toujours des pratiques culturelles à découvrir. Si on m'offre un billet d'avion, quelle que soit la destination, je pars dès maintenant."

Financer son projet

L'association AFS demande 6.800€ pour le séjour d'un an en Thaïlande, qui comprend notamment les frais de scolarité et le le billet d'avion. En revanche, elle ne prend pas en charge le visa, ni l'argent de poche sur place. En calculant les dépenses éventuelles, Myriam a établit que 1.500€ seraient encore nécessaires pour vivre sur place. 

"Je ne veux pas être un poids pour mes parents", explique la jeune fille, "je fais donc de mon mieux pour essayer de récolter de l'argent avec des subventions et des partenariats." Elle travaille avec les Pupilles de l’Enseignement Public d'Eure-et-Loir et candidate à des bourses. Passionnée par la photo, elle est parvenue à obtenir une formation avec Camara, à Chartres, en échange d'une exposition de ses clichés à son retour de Thaïlande.
En marge de ces actions, elle a ouvert une campagne de financement participatif qui lui a permis de récolter 390€ pour le moment.

Comment faire pour concilier le travail et l'énergie à faire aboutir ce projet ? "J'ai décidé d'enlever le sommeil de mes priorités pour continuer à m'investir dans les cours et mon voyage !"

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