Eure-et-Loir : Portrait de Vincent Crosnier, artisan-brasseur

Les jours de production, Vincent Crosnier vide jusqu'à 650 kilos de céréales dans les cuves de brassage / © Arnaud Moreau
Les jours de production, Vincent Crosnier vide jusqu'à 650 kilos de céréales dans les cuves de brassage / © Arnaud Moreau

Alors que se tient à Chartres le salon « Les Artisanales », rencontre avec un brasseur eulérien. Vincent Crosnier produit depuis plus de dix ans une bière réalisée avec des céréales venant de sa ferme.

Par Arnaud Moreau

Eure-et-Loir : Portrait de Vincent Crosnier, artisan-brasseur
Alors que se tient à Chartres le salon « Les Artisanales », rencontre avec un brasseur eulérien. Vincent Crosnier produit depuis plus de dix ans une bière réalisée avec des céréales venant de sa ferme.


Sours, au sud de l’agglomération chartraine. Au beau milieu des champs se dresse une ferme un peu spéciale. Dans ces locaux, de drôles de cylindres. Ces cuves ne servent pas à contenir du lait ou des céréales, mais de la bière. « Actuellement, plusieurs milliers de litres sont en fabrication. Ce que vous voyez au premier plan, c’est la bière de Noël »
Même en pleine production, Vincent Crosnier est toujours souriant.
Deux à trois fois par semaine, c’est le même rituel. Pas besoin de faire du sport, il charge lui-même 650 kilos d'orge maltée dans une cuve, première étape de la réalisation de la bière, avant l'ajout du houblon.
« C’est parti pour un premier brassage. A partir de maintenant, le processus va prendre huit semaines. A terme, la bière pourra être embouteillée. »

La Brasserie est en production toute l'année, peu importe les saisons. Il faut toujours avoir un temps d’avance. C’est ce qui plait à Vincent « Il n’y a jamais de monotonie. Actuellement, nous sommes dans la bière de Noël. Plus tard, au printemps, nous proposons nos produits sur des mariages, des évènements sportifs et culturels… »

Vincent doit faire une vingtaine de métiers


En ce matin d’octobre, une fois le brassage lancé, Vincent s'occupe de l'administratif.
Il explique lui-même devoir pratiquer une vingtaine de métiers : la comptabilité, la communication, l’aspect commercial.
Il a tenté ce pari en 2005 et compte aujourd'hui 5 salariés à ces côtés. 

« Je me suis lancé car je voulais maîtriser une filière de bout en bout. Je voulais me diversifier. C’est aussi un plaisir de proposer un produit local »

Une idée qui a le vent en poupe. Les Français n'ont plus les mêmes habitudes de consommation. Toute l'orge utilisée provient de la ferme familiale sur une surface d'environ dix hectares. La brasserie, produit 220 000 litres de bière par an, à consommer bien sûr avec modération. Elle est représentée avec d’autres professions au salon « Les Artisanales » de Chartres.




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