Christophe Bouchet : une carrière allant de l’Olympique de Marseille à la mairie de Tours

Christophe Bouchet a connu divers milieux durant sa carrière, notamment le sport avec la direction de L'olympique de Marseille / © PHOTOPQR/LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Christophe Bouchet a connu divers milieux durant sa carrière, notamment le sport avec la direction de L'olympique de Marseille / © PHOTOPQR/LA NOUVELLE REPUBLIQUE

Le nouveau maire de Tours a la particularité de ne pas avoir démarré très tôt une carrière politique. Il a eu plusieurs vies : homme d’affaires, journaliste et notamment directeur de l’un des plus célèbres clubs de France.

Par Arnaud Moreau

Nous sommes le 10 juin 2012, jour du premier tour des élections législatives. Le candidat centriste Christophe Bouchet se lance sous l’étiquette du Parti Radical, à Tours, récoltant seulement 1,62% des voix.
Qui aurait pu imaginer qu’il serait maire de Tours cinq années plus tard ? Pas grand monde, à part lui. Christophe Bouchet est le roi de l’imprévu.

Ce journaliste ayant travaillé pour l’AFP et le Nouvel Obs n’en est pas à son premier coup d’éclat. Après avoir écrit plusieurs ouvrages sur l’Olympique de Marseille à la fin des années 1990, il en deviendra le président à l’été 2002.
Un choix surprenant à l’époque : il n’est ni Marseillais, ni du milieu. Cet épisode le mettra en lumière et lui apportera de la notoriété, même si la pression et grande et que ses moindres faits et gestes sont épiés par les journalistes. Durant cette période il garde le contact avec Tours où il revient régulièrement.
Sous sa présidence, le club recrute l’attaquant Didier Drogba au nez et à la barbe de l’OM, en 2003. Porté par ce joueur et d’autres grands noms du football français comme Fabien Barthez, le club se hisse en 2004 en finale de coupe d’Europe, performance jamais égalée depuis. Néanmoins, Christophe Bouchet, en bon journaliste, aime communiquer, se faire remarquer.
Il envisage par exemple de refuser un temps aux équipes de tournage de Canal +, diffuseur, l’accès au stade vélodrome. Christophe Bouchet s’insurge contre les conditions de retransmissions qui lèseraient son équipe.
D’une manière plus générale, il s’emploiera à stabiliser le club et à redresser ses comptes jusqu’à l’automne 2004, où il cèdera sa place à Pape Diouf.
Une nouvelle vie s’offre à lui, dans le marketing sportif pour le club de Toulouse ou des agences, comme Sportfive.

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Une carrière à rebondissements


En 2009, il revient dans le football en tant que vice-président du club de sa ville, le Tours FC, jusqu’en 2011.
Il tente de se présenter alors à la présidence de la Fédération Française de Football, en octobre 2012. Christophe Bouchet critique alors la gestion de Noël le Graët « De l’improvisation totale », « cette maison n’est pas tenue » explique-t-il. Il renonce finalement à se présenter deux mois plus tard.
Malgré son faible score aux législatives de 2014, il intègre la classe politique locale et fait partie de l’équipe municipale de Serge Babary en 2014. Celui-ci élu, Christophe Bouchet devient adjoint au tourisme et au rayonnement. Plusieurs projets sont lancés alors, telles le Festival des Franco-gourmandes ou encore les festivités martiniennes.
Une nouvelle page s’ouvre pour Christophe Bouchet, peut-être pas la plus médiatique mais certainement pas la plus inintéressante. Quelle crédibilité aura le nouveau maire ? Quel projet arrivera-t-il à défendre jusqu’aux prochaines élections ? Autant de questions auquel le temps apportera des réponses. Christophe Bouchet a expliqué vouloir mettre en avant le développement durable et la santé. Bonne nouvelle pour lui, il pourrait bénéficier d’un an de plus pour mettre ses projets en place. L’Elysée souhaite en effet repousser les élections d’un an, en 2021.

Commentaire Flavien Texier


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