Trois ans de travaux pour faire “renaître” Azay-le-Rideau, joyau de la Renaissance

Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), joyau de la renaissance française édifié sous le règne de François Ier. / © ALAIN JOCARD / AFP
Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), joyau de la renaissance française édifié sous le règne de François Ier. / © ALAIN JOCARD / AFP

Trois ans de travaux et huit millions d'euros ont été nécessaires pour faire "renaître" le château d'Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), un joyau de la Renaissance française reflété par les "miroirs d'eau" qui en font l'une des icônes du Val de Loire.

Par FM avec AFP

Azay-le-Rideau est synonyme d'élégance, mais il était dégradé et la fréquentations'était érodée en raison de la déception des visiteurs qui ne trouvaient pas le diamant promis, 

a expliqué à la presse cette semaine M. Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux.
Au terme d'une campagne de restauration qui a mobilisé tous les corps de métier de 2014 à 2017, c'est un château "profondément repensé" qui est désormais proposé à la visite, s'est enorgueilli M. Bélaval lors d'une visite de presse.

© ALAIN JOCARD / AFP
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Les façades de tuffeau blanc, enlaidies par le lichen, ont été nettoyées et les décors sculptés restaurés, tandis que la toiture a fait l'objet d'une reprise complète. A cette occasion, la charpente du XVIe siècle a été remise en état et les combles ouverts à la visite. De même les décors rarissimes et les statues allégoriques du faîtage en plomb de la toiture, datant pour certains du XVIe et XVIIe siècle, ont été déposés et restaurés avant leur remise en place.

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Auparavant, les arbres vieillissants du parc avaient été remplacés et la promenade autour du château, propriété de l'Etat depuis 1905, a été réaménagée. Le mobilier national et ses ateliers ont été mis à contribution pour restituer au rez-de-chaussée son ameublement de la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque le château connut son apogée. Les visiteurs pourront ainsi s'imaginer vivre comme les marquis de Biencourt, propriétaires de l'époque, dans une atmosphère à la fois luxueuse, intime et confortable reconstituée notamment grâce aux photographies du temps.

Au premier étage, les artistes Piet.sO et Peter Keene ont créé des installations oniriques destinées notamment à relancer l'intérêt des jeunes visiteurs mais qui, en s'inspirant de la légende de Psyché, intéresseront leurs parents et grands-parents. Pour en savoir plus sur le château, un "centre d'interprétation" offre grâce à des dispositifs numériques et sensoriels une découverte sur ses méthodes de construction et sur son évolution au gré de ses différents propriétaires depuis sa construction au début du XVIe siècle.

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