Carburants dans l'Indre : situation à nouveau normale

Pompe à essence / © Gilles Maury/France 3 Centre-Val de Loire
Pompe à essence / © Gilles Maury/France 3 Centre-Val de Loire

Après 24 heures difficiles, chez certains pompistes de l'Indre, la situation s'est à nouveau stabilisée. 

Par Flavien Texier

Si les nouvelles sont rassurantes pour les automobilistes, la menace d'un blocage des raffineries a pourtant semé la panique hier, (NDLR lundi 25 septembre), dans certaines stations-services notamment au sud de l'Indre.

A Argenton-sur-Creuse par exemple la station de l’Intermarché a été littéralement prise d'assaut ce qui a provoqué un bel embouteillage dans la rue. "C'était à celui qui passerait le premier. C'était fou " s'exclame une employée."Il y a eu de jolis mots entre eux".
Le directeur du site a dû avoir recours aux forces de l'ordre. Résultat dans l'après-midi la station-service était en rupture de gasoil.

A Issoudun un autre Intermarché a carrément dû fermer sa station dès le matin. Il faut dire que l'équivalent d'un camion avait été écoulé durant le weekend.
Ce mardi à la mi-journée la situation est donc à nouveau redevenue normale dans le département. Selon l'une de nos équipes les files d'attentes ont disparu et la crainte d'une pénurie semble s'éloigner. Les stations-services de l'Indre sont bien approvisionnées.

Pour autant le mouvement des transporteurs routiers lui  n'est pas terminé. A l'appel de la CGT et de FO il a été reconduit ce mardi. Des actions ont eu lieu dans les régions Nord, Bretagne, Normandie, Auvergne, Loire-Atlantique et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Grand calme à l'Escale


Pourtant les camionneurs rencontrés hier, (lundi 25 septembre NDLR), par nos confrères de La Nouvelle République au restaurant l'Escale près de Châteauroux dans l'Indre n'exprimaient pas un intérêt pour ce mouvement. Selon Alexandre originaire du Calvados : " Je suis dans une entreprise familiale où le patron connait chacun de ses employés. Je ne me sens pas vraiment concerné ". " Des licenciements ? Les boites ont déjà du mal à embaucher. Pourquoi est-ce qu'elles licencieraient des personnes qui veulent travailler".  Des transporteurs pas très favorables au blocage des routes et des raffineries.

A 8H30 ce mardi matin en Centre -Val de Loire deux stations étaient en rupture partielle en Indre-et-Loire (à Chambray-lès-Tours et Chissay-en-Touraine) et une en rupture totale (à Neuillé-Pont-Pierre). Une station en rupture totale dans le Loir-et-Cher (à Binas). Quatre
dans le Loiret : deux en rupture partielle, deux en rupture totale, Enfin cinq en rupture partielle en Eure-et-Loir et deux en rupture totale.

 

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