Vérification d'un déversoir à Dampierre-en-Burly, dans le Loiret. Le matériel déployé  n'est pas très impressionnant, mais suffisant pour inspecter les 200 mètres de barrage. Une pelleteuse sur flotteurs, que l'on va équiper d'un système pour bloquer le courant va permettre d'investiguer sur une zone définie en toute sécurité. 

Depuis le début du mois, les techniciens sur place travaillent mètre par mètre, et font des comparatifs avec la dernière inspection, à la recherche du moindre défaut, d'éventuels éclats de béton, des fissures, ou des cavités.

L'inspection du déversoir est une obligation, une  vérification indispensable, tous les 10 ans. L' ouvrage doit maintenir un débit d'eau suffisant et constant dans la centrale, comme l'explique Sebastien Miossec, directeur délégué production à la centrale de Dampierre :

Le barrage est légèrement en aval de la centrale. Ce que nous cherchons par rapport à nos réacteurs, c'est de pouvoir les refroidir en permanence. Même quand le niveau de la Loire est très bas, nous souhaitons toujours avoir de l'eau qui alimente la centrale, l'ouvrage a ce rôle de sûreté là.

Le chantier arrêté actuellement pour une question administrative doit reprendre rapidement. Il reste encore deux semaines de travail environ sur ce barrage qui ne semble pas présenter de problème particulier.

Une équipe de France 3 Centre-Val de Loire s'est rendue sur place, et ont rencontré deux interlocuteurs, Frédéric Da Silva, chargé d'affaires Vinci construction maritime et fluviale, et Sebastien Miossec, directeur délégué production à la centrale de Dampierre-en-Burly. 
Vérification des déversoirs près des centrales nucléaires

L'opération, obligatoire, se déroule tous les 10 ans, actuellement à Dampierre-en-Burly, dans le Loiret  - V. Logereau, J. Bernier, F. Belzeaux, avec des images de Vinci construction maritime et fluviale