“Je voulais juste que ça s'arrête” : Jacqueline Sauvage s'apprête à publier un livre autobiographique

Jacqueline Sauvage a pris pour la première fois la parole publiquement sur France 2, vendredi soir. / © FTV
Jacqueline Sauvage a pris pour la première fois la parole publiquement sur France 2, vendredi soir. / © FTV

Quelques mois après avoir été graciée totalement par François Hollande, Jacqueline Sauvage s'apprête à se raconter dans un livre. 

Par Fabienne Marcel

A sa sortie de prison, Jacqueline Sauvage était venue s'exprimer sur le plateau de France 2. Pour la première fois, elle prenait publiquement la parole. Ses déclarations avaient alors suscité un grand nombre de réactions.

"Je ne suis pas du tout coupable", déclarait Jacqueline Sauvage, interrogée par Laurent Delahousse, après quatre ans derrière les barreaux.

Cette femme de 69 ans avait tiré trois fois dans le dos de son époux, le tuant après 47 ans d'une vie commune marquée par les violences conjugales. Lors des procès, en octobre 2014 puis en appel en décembre 2015, les trois filles de Jacqueline Sauvage avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues, comme l'avait été leur mère.

Le titre de son autobiographie: "Je voulais juste que ça s'arrête"

L'information est révélée par nos confrères du JDD. Jacqueline Sauvage va publier sa version des faits dans un livre publié début mars.  Elle y raconte son combat judiciaire et devrait décrire le récit glaçant de sa tragédie familiale, celle qui l'a conduite à tuer son mari violent.

Toujours selon le JDD, c'est Sophie Charnavel, directrice éditoriale de Fayard, qui a convaincu Jacqueline Sauvage, souvent à cours de mots durant ses deux procès d'assises, de livrer "sa" vérité.
Alors que la grâce totale accordée par le président de la République à Jacqueline Sauvage a été vivement critiquée par une partie de la magistrature, la condamnation de cette femme battue avait ému de nombreuses féministes qui l'ont érigée en symbole des violences faites aux femmes.

"En accordant une grâce partielle (le 31 janvier), François Hollande avait mis en avant le respect des décisions de justice et l'indépendance des magistrats. Et quelques mois plus tard, on piétine allègrement ce que l'on avait dit", avait estimé Céline Parisot, secrétaire générale de l'USM.

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