Deux ans après la loi ALUR, l'UFC-Que Choisir épingle 400 agences immobilières

l’UFC-Que Choisir dénonce les pratiques abusives des agences immobilières / © Maxppp / O.Boitet
l’UFC-Que Choisir dénonce les pratiques abusives des agences immobilières / © Maxppp / O.Boitet

Dans une enquête, l’UFC-Que Choisir dénonce les pratiques abusives des agences immobilières et en épingle presque 400. Invitée du 19/20 Françoise Pilard, secrétaire générale de l'UFC-Que Choisir Orléans

Par E.Cadier/UFC-Que Choisir

L'UFC-Que Choisir dénonce les pratiques abusives des agences immobilières

Deux ans après l’adoption de la Loi ALUR (pour l'Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) initiée par Cécile Duflot alors ministre du logement, dont l’objectif était notamment de faciliter l’accès à la location, l’UFC-Que Choisir a effectué une enquête de terrain auprès de 1246 agences en France. Ce lundi, elle a livré ses conclusions. Le constat est là : l'UFC-Que Choisir dénonce "la persistance de pratiques abusives". L'association a décidé de mener une action juridique d’ampleur et de mettre en demeure 392 agences immobilières. l'UFC-Que Choisir demande également au gouvernement de revoir l’encadrement réglementaire. 

L'enquête sur le terrain

Les bénévoles des UFC locales devaient rechercher un deux pièces, d’environ 40 mètres carrés, à louer pour un jeune dont le dossier était correct : une situation stable avec des revenus équivalant à trois fois le loyer proposé, mais sans garant.

Un constat positif : 94,5 % des agences respectent le montant réglementaire de leurs honoraires pour location. Depuis 2014 et la loi Alur, ces honoraires d’intermédiation sont plafonnés à 12 euros le mètre carré dans les secteurs considérés comme très tendus (zone A bis, Paris et 68 communes limitrophes), à 10 euros dans les zones tendues (autres grandes villes) et 8 euros partout ailleurs.

Baisses limitées des honoraires

La loi n’a pas eu d’effet modérateur dans les zones les moins tendues, où les honoraires ont augmenté de 5 %, passant de 7,10 euros le mètre carré, en 2011, à 7,50 euros, en 2015. Il est probable que certaines agences ont adopté le plafond autorisé en dépit des exhortations à ne pas le faire de la fédération nationale de l’immobilier.

Dans les zones tendues, les agents immobiliers ont, en revanche, baissé leur tarif de 10 %, passant d’une moyenne observée de 11 euros, en 2011, à 9,90 euros, en 2015. Dans la zone très tendue, la baisse est du double, moins 20 %, de 18,60 euros à 14,80 euros, état des lieux compris.

L'information ne suit pas

35 % des agences n’affichaient pas systématiquement (contre 28% en 2011) l’information sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) alors même qu’en raison de la flambée des prix de l’énergie, cette information est particulièrement importante pour le locataire qui ne peut pas intervenir sur l’isolation du logement. De même, l’information détaillée sur les honoraires distinguant les frais d’agence de l’état des lieux qui peut être réalisé par un tiers, n’est respectée que dans seulement 18 % des cas. Enfin, 26% des agences n’affichent toujours pas d'information sur les honoraires en vitrine (21% en 2011), alors que cette obligation légale date de 25 ans.

• Pour parler de cette enquête dans notre région, Françoise Pilard, secrétaire générale de l'UFC-Que Choisir à Orléans est l'invitée du 19/20

►Le communiqué de l'UFC-Que Choisir

L'UFC-Que Choisir épingle 400 agences immobilières
Deux ans après l’adoption de la Loi ALUR (pour l'Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) initiée par Cécile Duflot alors ministre du logement, dont l’objectif était notamment de faciliter l’accès à la location, l’UFC-Que Choisir a effectué une enquête de terrain auprès de 1246 agences en France. Ce lundi, elle a livré ses conclusions. Le constat est là : l'UFC-Que Choisir dénonce "la persistance de pratiques abusives".  - JP Aubry

 

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