Festival de Cannes : 120 battements par minute, tourné en partie à Orléans, est Grand prix du jury

Le film 120 battements par minute de Robin Campillo, a obtenu le Grand prix du jury pour le 70e festival de Cannes. / © Valery HACHE / AFP
Le film 120 battements par minute de Robin Campillo, a obtenu le Grand prix du jury pour le 70e festival de Cannes. / © Valery HACHE / AFP

Le film français "120 battements par minute" de Robin Campillo, fresque sur les années sida dans les années 90 à Paris et tourné en partie à Orléans, a reçu, dimanche 28 mai, le Grand prix du jury lors du 70e festival de Cannes.

Par Flora Battesti avec AFP

C'est l'ancien hôpital de La Source, dans le Loiret, qui a accueilli l'équipe de tournage du réalisateur Robin Campillo au mois de septembre 2016. Des appartements d'Orléans ont également été utilisés comme décor de cinéma. 120 battements par minute, distingué par le Grand prix du jury pour le 70e festival de Cannes, évoque l'épidémie du SIDA qui fait des ravages dans la communauté homosexuelle. 

En recevant son prix, le réalisateur a déclaré :

Ca a été une aventure aussi collective, une histoire qui l'a été tout autant. On n'est jamais aussi grands, beaux et forts qu'à plusieurs. 

Les élus de la région Centre-Val de Loire s'en félicitent



Si le film a été tourné en partie à Orléans, il a également été soutenu à la création par la région Centre-Val de Loire et l'Agence régionale du Centre-Val de Loire pour le Livre, l'Image et la Culture numérique (Ciclic).


L'activisme des années 90 mis en lumière


Il est question de la mort évidemment, mais aussi du combat contre l'indifférence, les laboratoires et la maladie. Ni nostalgique, ni documentaire, "120 battements par minute" montre un activisme mené bien avant l'ère des réseaux sociaux, mais fait aussi la part belle, dans sa dernière partie, à une bouleversante histoire d'amour entre Sean, malade du sida, et Nathan, qui ne l'est pas.



De l'aventure Act Up, association crée en 1987 aux Etats-Unis, Robin Campillo restitue les opérations spectaculaires à coups de jets de poches de faux sang, les débats pour décider des actions à mener, mais il montre aussi le sexe, l'amour, les gay pride et les soirées au son de house music, qui donne son titre au film.

"Nous voyons ce film comme une chance de parler à nouveau de l'épidémie, qui perdure. En 2017, on ne guérit toujours pas du sida!", a réagi Act Up-Paris dans un communiqué, dimanche soir.

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