Orléans, une ville “En Marche” ?

Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie du gouvernement Hollande, défile dans les rues d’Orléans aux côtés du maire LR Oliver Carré lors des fêtes de Jeanne d'Arc 2016 / © photo : Olivier Corsan / Le Parisien
Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie du gouvernement Hollande, défile dans les rues d’Orléans aux côtés du maire LR Oliver Carré lors des fêtes de Jeanne d'Arc 2016 / © photo : Olivier Corsan / Le Parisien

En Région Centre-Val de Loire, Emmanuel Macron fait son meilleur score à Orléans avec 79.29% des voix. Un véritable plébiscite dans une ville historiquement de droite.

Par Amélie Rigodanzo

Le moins que l'on puisse dire, c’est qu’à Orléans le report des voix semble avoir fonctionné.

Alors qu’Emmanuel Macron enregistrait un score de 29.04% au premier tour dans la cité johannique, le nouveau président de la république a été plébiscité au second tour avec 79.29% des voix.

Il pourrait donc avoir  récupéré une bonne partie des voix de François Fillon (22.9%) et de Jean-Luc Mélanchon (20.10%).


Report des voix et appels du pied


Sur twitter, Olivier Carré, maire LR d’Orléans s’est empressé de féliciter "le plus jeune dirigeant du G7".
Et pour cause, c’est à Orléans en 2016 qu’Emmanuel Macron, alors ministre du gouvernement Hollande, s’est présenté pour la première fois en candidat potentiel à l’élection présidentielle.

A l’époque, il était l’invité d’honneur des fêtes de Jeanne d’Arc, convié par Olivier Carré qui voyait déjà en lui " le changement de génération dans les affaires politiques".
Une démarche visionnaire mais à l’époque, pas franchement conventionnelle pour un élu sous étiquette LR. Les parlementaires régionaux n’avaient d’ailleurs pas apprécié et boycotté les fêtes en réponse à cette invitation controversée.

Les orléanais, eux, s’étaient pressés dans les rues de la cité johannique pour ovationner le jeune ministre de l'économie pas encore sorti des rangs de la gauche socialiste.


Des fêtes de Jeanne d’Arc "En Marche !"


En Mars, Olivier Carré affichait son soutien à François Fillon pour le premier tour lors de son meeting au zénith d’Orléans. Non pas que le maire d'Orléans soit clairement filloniste, à l’instar de son prédécesseur Serge Grouard.

Il s’était positionné en faveur de Bruno Le Maire lors des primaires de la droite et du centre mais s’est rallié au vainqueur dans une démarche partisane. Bruno Le Maire qui se dit d'ailleurs aujourd'hui "prêt à travailler avec une majorité de gouvernement".

Deux mois plus tard, C’est Jean-Louis Borloo que le maire d’Orléans choisi d’inviter aux fêtes Johanniques de 2017. Certes, un ancien ministre de droite, mais qui s’est clairement positionné en faveur d’Emmanuel Macron. Jean-Louis Borloo a d’ailleurs annulé sa venue,  pressenti pour un poste de ministre et pourquoi pas pour rejoindre Matignon. 

Alors Orléans et son maire sont-ils « Macron compatibles » ? Olivier Carré envoi en tout cas tous les signes d’une volonté de recomposition. Reste à savoir si les appels du pied politiques du maire à Emmanuel Macron ont influencé les orléanais dans leurs votes de dimanche.

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