Le seul fabricant français d'éoliennes, Vergnet situé à Ormes, dépose le bilan : 110 emplois menacés

L'unique fabricant français d'éoliennes, Vergnet (Loiret) a été placé en redressement judiciaire. / © DR
L'unique fabricant français d'éoliennes, Vergnet (Loiret) a été placé en redressement judiciaire. / © DR

En 2011, les éoliennes Vergnet avaient frôlé la faillite. L'entreprise située au nord d'Orléans avait fini par renouer avec la rentabilité en recentrant ses activités. Mais confrontée à de nouvelles difficultés financières, la société vient de déposer le bilan. 

Par Fabienne Marcel

En grande difficulté depuis des années, ce spécialiste des énergies renouvelables, unique fabricant français d'éoliennes avec une machine capable de résister au passage des cyclones, avait renoué avec la rentabilité en recentrant ses activités autour de quatre pôles : l'éolien, le solaire, les centrales hybrides (solaire ou éolien couplés au diesel pour assurer la stabilité du réseau) et les applications solaires, pour alimenter par exemple, des relais téléphoniques.

Selon nos confrères du journal les Echos, pour 2014, Vergnet affichait un résultat d'exploitation positif de 1,8 million d'euros, contre une perte de 2,6 millions l'année précédente ainsi qu'un résultat net de 7,6 millions (-4,2 millions en 2013). A cela s'ajoutaitent d'autres bonnes nouvelles. L'entreprise (185 salariés), basée à Ormes (Loiret), avait rebâti son carnet de commandes en un an, reconstitué ses capitaux propres, renforcé sa trésorerie, et elle allait même redistribuer de l'intéressement aux salariés, ce qui n'était quasiment jamais arrivé...

3 ans plus tard, la situation n'est plus aussi positive. Confrontée à de nouvelles difficultés financières, la société Vergnet, qui emploie 110 salariés à Ormes dans le Loiret, vient de déposer le bilan. 


6 mois pour rebondir 

A l'origine de ces difficultés, le retard de deux gros contrats de 80 millions d'euros : la construction d'une centrale solaire au Nigéria et la réalisation de 2 centrales hybrides en Angola. Prévus pour 2017, ces chantiers n'ont toujours pas commencé.

Le tribunal de commerce d'Orléans a placé l'entreprise en redressement judiciaire avec une période d'observation de 6 mois pour retrouver un repreneur. 

Sur le même sujet

portrait de l'UB Chartres Métropole

Près de chez vous

Les + Lus